Par Koumba Lévê
Le président congolais Denis Sassou-N’Guesso a donné vendredi, le 27 février, sur le parvis de la gare ferroviaire de Brazzaville, le coup d’envoi des travaux de réhabilitation et de modernisation du chemin de fer Congo-Océan (CFCO), en présence des parties prenantes.
L’important chantier qui va coûter quelque 595 millions de dollars (330,282 milliards de FCFA) a été confié à l’entreprise chinoise Hunan Construction Investment; filiale de Hunan Construction Engineering Group Corporation.
Les travaux consisteront au remplacement de la totalité des rails et des traverses en fer et en bois massif pour celles en béton armé mais également à l’amélioration des performances opérationnelles, techniques et commerciales du CFCO.
Cela implique « l’achat de nouvelles locomotives et la réhabilitation à l’identique de principales gares et des reconstructions pour les gares secondaires », a indiqué le ministre d’Etat chargé des Grands Travaux, Jean-Jacques Bouya.
Conscient de l’enjeu que représente le chemin de fer pour l’économie du Congo, le PDG de Hunan Construction Investment, Cai Dianwei a rassuré le gouvernement congolais qu’à la fin des travaux on parlera d’une véritable « renaissance du CFCO. »
Malgré la fluidité du trafic sur les 535 Km de la RN1, inaugurée le 1er mars 2016, le chemin de fer manque aux populations congolaises. Nombreuses d’entre elles avaient organisé leur vie autour du tracé et y vivaient paisiblement.
La réhabilitation du CFCO offrira plus d’avantages dans le fret de marchandises lourdes de tout acabit, a indiqué le préfet de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda présent à la cérémonie.
Photo PR: Le président congolais Denis Sassou-N’Guesso saluant les foules vendredi, le 27 février à la gare CFCO de Brazzaville

