Par Sherys P. Kervich et Cyr Yoba
L’ambassadeur du Congo en Afrique du Sud, Jean Pierre Ossey, a échangé vendredi le 19 juin à Pretoria avec les représentants de la communauté congolaise, dans le cadre du suivi du programme de rapatriement volontaire et l’adaptation des modalités de mise en œuvre de l’opération.
Cette deuxième concertation a permis de faire le point sur l’avancement du processus, notamment la poursuite du recensement des candidats au retour, le renforcement des canaux de communication, ainsi que le décalage du calendrier des vols en raison de contraintes administratives et logistiques. Elle a également mis en avant la nécessité d’un accompagnement renforcé pour la réinsertion sociale et professionnelle des rapatriés au Congo.
Plusieurs cas sensibles ont été examinés, notamment ceux des étudiants en attente de renouvellement de visa, des familles binationales, des enfants issus de couples mixtes, ainsi que des ressortissants détenus ou en situation médicale fragile appelant à une prise en charge consulaire adaptée et urgente.
Face à ces préoccupations, l’ambassadeur a réaffirmé l’engagement des autorités congolaises à garantir un processus de rapatriement volontaire digne, sécurisé et organisé, tout en assurant la transmission de l’ensemble des cas aux instances compétentes.
Le 22 juin, une réunion interinstitutionnelle est prévue entre l’autorité consulaire et la partie sud-africaine pour finaliser les aspects techniques, sécuritaires et humanitaires du dispositif.
Le Nigeria, le Zimbabwe et le Ghana ont été les premières nations à affréter des avions en Afrique du Sud pour assurer le rapatriement volontaire de leurs ressortissants.
Depuis la fin du mois d’avril, les rues sud-africaines connaissent de violentes manifestations xénophobes à l’endroit des ressortissants d’autres pays africains qu’ils accusent d’avoir volé leurs emplois.
Ces scènes de barbarie ont également éclaté en 2023, faisant de nombreuses victimes et graves dégâts matériels.
A chaque fois, les autorités sud-africaines donnent l’impression d’être complices de ces atrocités car ne réagissant qu’avec beaucoup de retard et souvent sans fermeté vis-à-vis des agresseurs.
Ces vagues de violences ont débuté en 2008 et se sont répétées en 2015 ; 2018 ; 2029 et 2021, faisant à chaque fois des morts et d’énormes pertes matérielles.
Photo ARCAS: Des Congolais vivant en Afrique du Sud en réunion avec l’ambassadeur Jean Pierre Ossey

