Par Achille Salesh ngoma
Les partis politiques congolais légalement reconnus se retrouvent ce lundi 16 février à Gamboma dans le département des Plateaux pour des discussions patriotiques visant la préservation de la paix et la stabilité, pendant et après le processus électoral qui va conduire au choix du futur président de la République, le 15 mars prochain.
Pendant quatre jours, les délégués des partis et les représentants du gouvernement parleront “Congo d’abord” dans ce cadre dit inclusif et structuré, pour renforcer la confiance entre les acteurs, le respect des règles républicaines et la promotion d’un climat politique apaisé.
Selon la correspondance officielle adressée le 6 février dernier aux leaders des partis légalement reconnus, le ministre congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, précise que chaque formation politique sera représentée par deux délégués; un effectif qui pourrait garantir la proximité et l’efficacité dans les échanges.
Plus qu’une simple rencontre pour se partager le “franc électoral”, le conclave de Djambala est bien plus une déclaration d’intention d’une nation déterminée à coller les morceaux, avancer dans la paix, la stabilité et le respect du jeu démocratique.
Cependant, certains partis et acteurs politiques dénoncent le timing de l’événement alors que d’autres ont simplement choisi de le boycotter.
Le leader de l’UDH-Yuki, Joseph Badiabio, qui n’est pas candidat à l’élection de mars 2026 a fustigé le calendrier de ce dialogue programmé après la clôture du dépôt des candidatures; estimant que les conclusions n’auront aucun impact sur tout le processus électoral dont une partie serait déjà consommée.
« Nous osons espérer que ces résolutions vont épouser nos aspirations afin de garantir la bonne tenue des échéances électorales à venir », a-t-il souhaité.
Pour sa part, L’Union patriotique pour le renouveau (UPRN) de mathias Dzon a annoncé son retrait de ce dialogue pour ne pas cautionner une élection présidentielle que le parti estime « verrouillée d’avance » en faveur du candidat du Parti congolais du travail (PCT).
« Nous n’irons pas faite du tourisme à Djambala », a déclaré Eric Okana qui a lu une déclaration de ce parti, rappelant que dans un passé récent le pays a organisé les concertations de Brazzaville 2009, Ewo 2011, Dolisie 2013, Sibiti 2015, Madingou 2019 et Owando 2021 sans avancées significatives.
Le dialogue de Djambala, comme ceux qui l’ont précédé n’a pas été ouvert aux Congolais de la diaspora qui appellent depuis plusieurs années à « un vrai dialogue inclusif” de toutes les filles et fils du pays mais rencontrent la sourde oreille des gouvernants.
Photo DR: Une vue de la ville de Djambala

