C’est un vide juridique de 33 ans qui vient d’être comblé par le Sénat, en approuvant le projet de loi qui définit les conditions d’accès au métier, les modalités d’exercice et le cadre réglementaire de la profession d’architecte; initié par le député de Kimba, M. Antoine Bokolojoue.
Ce nouveau texte améliore les dispositions de la loi n° 013-92 du 29 avril 1992 qui avait mis en place l’Ordre des architectes du Congo mais qui présentait encore de nombreuses lacunes sur les aspects réglementaires.
Selon l’honorable Antoine Bokolojoue, l’adoption de cette loi a comblé un vide abyssal de plusieurs décennies, permettant au pays de se doter d’un cadre juridique comparable à ceux de tous pays où l’architecture est réglementée.
« Beaucoup d’architectes aujourd’hui sont formés dans des grandes écoles à travers le monde. Et on va avoir 50 architectes chaque année, Et comment on fait avec ces jeunes qui vont rentrer si on n’a pas des outils législatifs qui peuvent réglementer cette profession », a-t-il demandé aux Sénateurs lors de son audition sur sa proposition de loi.
Le député de Kimba a soutenu que la loi met en avant plusieurs avancées, notamment la reconnaissance du rôle central de l’architecte dans l’aménagement des espaces urbains et la gestion du patrimoine bâti. Elle devrait inciter les professionnels à intégrer la fonction publique pour donner au pays l’avantage de disposer d’agents publics qualifiés, dans le domaine.
Le Congo, membre du conseil d’administration de l’École Inter-État des Métiers d’Architecture, offre depuis quelques années la formation académique en architecture; à l’institut des Sciences et techniques de l’aménagement spatial et de la construction.
Photo ACI: Antoine Bokolojoue, député de Kimba

