Il n’y aura pas de “Comité de normalisation” à la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), a tranché la FIFA, vendredi le 3 avril lors d‘une séance de travail par visioconférence avec le Comité exécutif (COMEX) de la Fédération nationale.
A l’issue de cette rencontre présidée par Harraz Ahmed, le responsable des services de la gouvernance de la FIFA, l’instance suprême du football international a réaffirmé l’indépendance de la FECOFOOT et autorisé son Comité exécutif à poursuivre les activités, contrairement à des spéculations qui ont planifié la mise en place d’un comité de normalisation au sein de l’instance dirigeante du football congolais.
Pour la FIFA, la procédure judiciaire en cours contre des membres du COMEX ne constitue pas une entrave au fonctionnement de la fédération, conformément aux articles 37 et 41 des statuts de la FECOFOOT.
L’article 37, dans son alinéa 9, stipule que « tout poste au sein du Comité exécutif est considéré vacant en cas de décès ou de démission d’un membre concerné, ou si celui-ci est définitivement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions ».
Certes, Jean Guy Blaise Mayolas et Badji Mombo Wantete sont dans l’incapacité d’exercer leur fonctions mais les textes juridiques n’ont pas prévu leur remplacement par un “Comité de normalisation.”
« Si le poste de président devient vacant au sens de l’article 37 alinéa 9 des présents statuts, un remplaçant qui assume la fonction de président par intérim jusqu’à l’assemblée générale suivante est déterminé par ordre de préséance. Cette assemblée élit un nouveau président pour une durée de mandat restante », précise le texte.
Rassuré par ces dispositions, la fédération internationale a insisté sur le respect strict des statuts en vigueur et la continuité institutionnelle.
En agissant ainsi, la FIFA n’a pas seulement garanti un retour durable à la stabilité, mais a aussi sauvé la FECOFOOT d’une capture par le ministère des Sports dont l’ingérence dans les affaires de la fédération a valu au Congo une sanction en 2025.
Le 10 mars dernier, le président de la FECOFOOT, Jean-Guy Blaise Mayolas et deux membres de sa famille ont été condamnés à la prison à perpétuité par la Cour criminelle de Brazzaville, pour détournement de fonds, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux à l’issue d’un procès éclair que de nombreux observateurs considèrent comme un règlement de comptes pour le contrôle de la fédération; orchestré par le ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé.
A l’issue du même procès, le secrétaire général, Badji Mombo Wantété et le trésorier, Raoul Kanda ont chacun écopé d’une peine plus souple de cinq ans de prison et des amendes d’un million de FCFA.
Photo FECOFOOT: Le siège de la Fédération congolaise de football à Brazzaville

