Devant la situation de crise qui perdure dans le handball congolais, le ministre des Sports, Hugues Ngouelondélé a proclamé mardi, le 21 juillet à Brazzaville, la légitimité du bureau exécutif actuel et exigé à tous les acteurs du handball congolais de respecter les lois.
Au cours d’une réunion avec le bureau exécutif de la Fédération congolaise de handball (FECOHAND) et des membres du comité ad hoc qui œuvre pour rapprocher les protagonistes de la crise, Hugues Ngouelondele a haussé le ton contre la « Dynamique du réveil du handball », absente à l’entretien dont l’objet était d’accorder les violons sur la marche de la fédération.
« Nous ne tolérerons plus que des marionnettes continuent de semer le désordre. Tout le monde a été invité. Pourquoi ne sont-ils pas dans la salle aujourd’hui ? C’est un manque de respect. Ces “rebelles” ne peuvent pas continuer à bafouer les textes de la République car personne, moi y compris, n’est au-dessus de la loi », a tonné le ministre des Sports qui estime qu’il est temps de se dire des vérités et de mettre de l’ordre au sein de la FECOHAND.
Selon M.Ngouelondélé la légitimité du bureau exécutif actuel ne peut souffrir d’aucune contestation puisque les élections, en 2025, ont été supervisées par la Fédération internationale de Handball, en présence des délégués du ministère des Sports et du Comité national olympique.
Des sources concordantes affirment que derrière ‘‘Dynamique du réveil du handball’’, qualifiée de mouvement frondeur, se trouve un groupe de militaires qui n’acceptent pas la présence de Linda Noumazalaye à la tête de la fédération.
« Le handball n’est pas l’armée », a martelé Hugues Ngouelondélé qui a promis d’agir avec fermeté pour faire respecter le cadre juridique et remettre définitivement de l’ordre dans cette discipline sportive qui a toujours fait la fierté du Congo sur le plan international.
Au nom de la franchise et de la recherche de solutions idoines, le ministre a exhorté les différentes parties à privilégier le dialogue et à se conformer strictement aux lois de la République.
Pour le secrétaire général de la FECOHAND, Édouard Sah, il faut mettre l’eau dans le vin et ramener toutes les parties autour de la table. Il estime à ce jour qu’il n’y a pas de blocage institutionnel.
« Il n’y a pas de crise au sein du handball congolais. La Fédération travaille normalement. Les clubs actuellement sanctionnés doivent simplement suivre la procédure réglementaire en s’adressant directement à l’instance fédérale », a-t-il relativisé.
Photo DR: Hugues Ngouelondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports

