Le Tribunal de grandes instances de Brazzaville a rendu, le 9 mai 2025, un jugement réhabilitant le Comité exécutif de la fédération congolaise de football (FECOFOOT) dans ses prérogatives, et annulant toutes les dispositions qui reconnaissaient à la ‘’commission ad hoc’’ le droit d’exercer toute autorité sur le football congolais depuis le 30 septembre 2024.
Par arrêté civil N°054 du 9 mai 2025, le greffier en chef, maitre Georges Ebalé a ordonné le changement de signature bancaire au profit de la FECOFOOT ainsi que la restitution du siège, en condamnant Williams Théodule Bouaka, président de la commission ad hoc, aux dépens.
Ce rendu judiciaire était attendu de pied ferme par tous les Congolais pour éviter au pays une dramatique radiation des effectifs de la fédération internationale de football association (FIFA), tel que le stipule le 4e point de l’ordre du jour du 75e congrès de l’instance internationale de football qui se tiendra à partir du jeudi 15 mai prochain à Asunción au Paraguay.
Le 6 février 2025, la FIFA a suspendu le Congo-Brazzaville de toutes compétitions possibles « pour cause d’intrusion du pouvoir politique. » Elle a pris cette décision après la révocation le 30 septembre 2024 du président de la FECOFOOT, Jean Guy Blaise Mayolas par le ministre des Sports, pour être remplacé par le comité ad hoc dirigé par Williams Théodule Bouaka.
Cette décision avait été prise en accord avec la confédération africaine de football (CAF) dont la République du Congo est membre, après que deux missions FIFA/CAF ont été dépêchées à Brazzaville pour tenter, sans succès, de décrisper la situation.
La FIFA avait conditionné la levée de cette suspension au respect « scrupuleux » de trois grandes conditions que sont la restitution du contrôle total du siège de la FECOFOOT, du centre technique d’Ignié et des autres installations de la fédération à la FECOFOOT.
Elle exigeait aussi la renonciation à toute tentative de changer les signataires des comptes bancaires de la FECOFOOT et, ou de redonner le contrôle total aux signataires reconnus par la FIFA et la CAF et enfin la déclaration d’invalide ou d’annuler toute décision, juridique ou autre, autorisant la commission ad hoc à exercer un contrôle ou une autorité quelconque sur la FECOFOOT. C’est désormais fait.
Le Congo courait donc le risque d’une suspension de 7 à 10 ans, sinon d’une radiation si la levée de la suspension provisoire qui frappait la FECOFOOT n’était pas intervenue avant le 17 mai prochain ; date la fin du 75e congrès.
Images DR: 1- Le headquarter de la FECOFOOT 2-Le président de la FECOFOOT, Jean Guy Blaise Mayolas

