La coordination de l’intersyndicale de l’université Marien Ngouabi, en grève depuis 2 mois a salué, mercredi, la volonté du gouvernement de régler la crise née de la revendication des salaires et vacations et, exigé de la présidence de l’université de prendre ses responsabilités pour un règlement définitif de la situation de blocage au sein de cette institution, lors d’une réunion de coordination à Brazzaville.
« Le gouvernement ne nous doit plus les heures diverses dues de l’année 2021-2022 et de l’année 2022-2023. Cependant, là où il y désagrément, c’est dans la répartition de ces sommes allouées par le gouvernement ou difficilement obtenues. A ce jour, tout le personnel non enseignant n’a rien reçu ! Nous réclamons simplement notre dû ; celui qui a travaillé a droite à son salaire », a indiqué le secrétaire général du SYNESUP, Jean Didier Mbélé.
Les enseignants estiment que la présidence de l’université n’a pas payé les dûs en respectant le nombres d’heures travaillées par les enseignants vacataires ; les surveillances des sessions et la part du personnel non enseignant de l’université Marien Ngouabi.
Au contraire, ils ont accusé la présidence de leur institution d’avoir “rogné” leurs dus.
Le rapporteur de l’intersyndicale, Célestin Nyama a avoué qu’il règne à l’université Marien Ngouabi une atmosphère délétère due à la gestion des sommes versées par le gouvernement auprès de la présidence.
« Les paiements n’ont pas tenu compte de la réalité ; il y a une réduction massive et généralisée des heures effectuées et déclarées par le personnel permanent, enseignant et vacataire, occasionnant une ponction des sommes allouées aux bénéficiaires ; d’un nombre très élevé des oubliés au niveau des enseignants permanents et vacataires, malgré la présentation des fiches de déclaration des heures effectuées et déclarées et le non-respect du paiement des heures de surveillance de sessions d’examens du personnel administratif, technique, ouvrier et de service (ATOS) », a déploré M. Nyama.
La coordination de L’intersyndicale a exigé la prise en compte immédiate de l’ensemble des réclamations faites par les enseignants permanents et vacataires avant le 31 janvier 2026, avec pour conséquence immédiate le paiement total des heures de surveillance des sessions d’examens du personnel ATOS des années 2021-2022 et 2022-2023.
Toutefois, ont-ils averti, la reprise des cours dépendra de la réactivité de la présidence de l’université dans la résolution des problèmes qui demeurent en suspens.
Photo DR: Une faculté de l’Université Marien Ngouabi

