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La réforme du cadre juridique au centre des travaux du SICOM 2026

par Achille Salesh Ngoma
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Le premier Salon de l’information, de la communication et des médias (SICOM 2026) a ouvert ses portes, jeudi le 17 septembre à Brazzaville, sous le patronage du premier ministre, Anatole Collinet Makosso qui a évoqué la nécessité et l’urgence de mieux réguler le secteur afin de coller aux exigences des avancées technologiques comme le souligne le thème principal « Témoigner, produire, informer et innover : de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle. »

Pour le chef du gouvernement congolais, c’est une exigence à laquelle on ne peut pas échapper ni résister à l’ère des réseaux sociaux, considérés comme le parfait vivier de la désinformation et ses corollaires, mais aussi l’intelligence artificielle dont la mauvaise utilisation peut compromettre la paix.

M. Makosso a encouragé les professionnels à privilégier l’esprit critique pour demeurer crédible face aux défis numériques. En effet, l’instantanéité, la rapidité, l’interactivité et l’accessibilité permanente des contenus multimodaux peuvent servir et desservir à la foi si les technologies ne sont pas utilisées à bon escient.

« Le gouvernement suivra avec attention les travaux de ce salon et les recommandations qui en sortiront. Nous avons besoin de réflexions pertinentes sur l’état actuel de votre secteur sur l’avenir du paysage médiatique de notre pays, sur la formation des professionnels, sur le financement de la presse, sur la modernisation des outils de production et sur l’adaptation de notre cadre juridique aux réalités nouvelles », a déclaré le premier ministre en rendant un hommage à François Ibovi, l’artisan de la loi Nº8-2001 du 12 novembre 2001 qui régit le secteur jusqu’à ce jour et qui attend d’être réactualisée « à la lumière des transformations profondes que connaît aujourd’hui le secteur des médias. » 

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Devant de nombreux professionnels de diverses générations, dont quelques-uns ont été honorés par les organisateurs du SICOM, le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla, a réaffirmé la nécessité de reformer puisque le texte en vigueur a vu le jour lorsque l’intelligence artificielle, par exemple, n’était que de la pure science-fiction.

« Le cadre dans lequel nous exerçons la liberté de l’information a donc profondément changé. C’est dans cette optique que le gouvernement souhaite que vos réflexions, trois jours durant, permettent de poser ensemble les premiers jalons de la nécessaire réforme des textes fondateurs », a-t-il plaidé.

M. Moungalla a aussi profité de cette tribune pour reconnaitre combien les hommes des médias ont témoigné des joies et des épreuves du peuple tout en accompagnant l’histoire politique, économique, sociale et culturelle du pays.

« Cette œuvre, votre œuvre, a permis de conserver par l’écrit, le son et l’image une part essentielle de notre mémoire collective. Le SICOM doit aussi être l’occasion de rendre l’hommage qu’ils méritent à ses pionniers et permettre aux nouvelles générations de comprendre qu’elles n’entrent pas dans un univers sans passé ni mémoire. Elles reçoivent au contraire un héritage qu’elles ont le devoir à leur tour d’enrichir et de transmettre », a souligné le ministre de la Communication.

A l’issue de la cérémonie officielle, le ministre Thierry Lezin Moungalla et l’ancien ministre François Ibovi ont animé le panel inaugural sur « La loi 08-2001 du 12 novembre 2001 : acquis, mutation et perspective » en compagnies des journalistes Joachim Mbanza et Bernard Mackiza.

Ces échanges, tout comme les ateliers et master class réservés aux étudiants vont se poursuivre vendredi le 18 et samedi le 19 septembre, avant la cérémonie de clôture des trois journées de réflexion.

En cette première édition, le SICOM a témoigné sa considération au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui a reçu le Prix spécial de la liberté de la presse pour son engagement et son soutien dans le développement du secteur ainsi l’instauration d’un climat favorable à la pratique des métiers de la communication.

Selon le classement mondial (https://rsf.org/fr/classement) de Reporter sans frontières (RSF), en 2026, le Congo a gagné 3 places, passant du 71ème au 68ème rang en matière de liberté de la presse ; sur 180 pays.

Photos SICOM : L’ambiance lors de la cérémonie d’ouverture du salon

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