Par Sherys P. Kervich et Manuel Gomez
Douze ans après leur dernière victoire en Coupe du monde, la Côte d’Ivoire a signé un retour triomphal sur la scène mondiale en s’imposant dans les toutes dernières secondes face à l’Équateur (1-0), le 14 juin 2026 à Philadelphie, lors de la première journée du groupe F.
Dans une atmosphère suffocante, sous une chaleur intense et devant un public survolté, la rencontre a donné lieu à un vrai duel de haut niveau, mêlant intensité physique, respect mutuel entre les joueurs et maîtrise des émotions dans un contexte de forte pression.
Le match a été marqué par une atmosphère unique, portée par des supporters ivoiriens très bruyants et une forte présence de la diaspora. Les deux équipes ont livré une prestation sérieuse et disciplinée, avec un football engagé mais respectueux, illustrant l ’esprit de la compétition. Les occasions se sont enchaînées, mais le compteur est longtemps resté bloqué au milieu une tension maximale.
C’est dans les ultimes secondes du temps réglementaire qu’Amad Diallo, attaquant de Manchester United, a délivré la Côte d’Ivoire en inscrivant le but décisif (1-0). Une explosion de joie qui a fait vibrer toute l’Afrique. Ce but libérateur est synonyme de partage de la tête du groupe F avec l’Allemagne, qui s’est largement imposée 7-1 face au petit poucet le Curaçao.
Dans les autres rencontres, l’exploit est parti d’Atlanta, lundi le 15 juin, lorsque le Cap-Vert, pour son premier match en Coupe du Monde, a tiré le champion d’Europe en titre par les cheveux (0-0). Malgré sa nette domination, l’Espagne n’a pas pu déverrouiller la défense Cap-Verdienne que le portier Vozinha, du haut de ses 40 ans, a sauvé avec 8 arrêts décisifs. La troupe de Luis de la Fuente a concédé le nul en attendant la prochaine sortie.
Sous la chaleur du Pacific Northwest, à Seattle dans le l’Etat du Washington, la Belgique a été à son tour tétanisée par les Egyptiens bien menés par Mohamed Salah. C’est à la 19e minute que les Pharaons, d’un tir lointain de Emam Ashour, ont surpris les Belges assez faibles pendant les 45 premières minutes. Au retour des vestiaires, l’entrée de Lukaku a donné plus de vigueur aux Belges qui se sont contentés du nul grâce à une mauvaise déviation égyptienne dans leurs propres filets.
Pour sa part, le Maroc a tenu tête au Brésil (1-1) dans un match solide et maîtrisé. Les Marocains ont pris l’initiative dès l’entame sur une magnifique passe de Brahim Díaz qui a servi Ismael Saibarien profondeur, clouant le portier Brésilien à la 21e minute. Grâce au savoir faire unique de Vinícius Júnior qui a décoché une frappe surpuissante à la 32e minute, la Seleção a sauvé la face en s’accrochant au nul jusqu’à la fin de cette partie très équilibrée.
La déception africaine à cette étape de la compétition s’appelle Tunisie et Afrique du Sud. Au match d’ouverture le 11 juin 2026 à Los Angeles, les Bafana-Bafana ont été chicotés par les Mexicains (0-2) tandis que la Tunisie a connu un supplice devant la Suède (1-5).
Les prochaines sélections africaines attendues dans cette Coupe du monde sont le Sénégal, le Ghana, l’Algérie, et la République démocratique du Congo.
Enfin, cette édition marque un tournant historique pour le football africain avec la présence de 10 nations africaines, une première dans l’histoire de la compétition dans ce nouveau format du Mondial à 48, confirmant ainsi la montée en puissance du continent sur la scène mondiale.
Photo DR: Les Ivoiriens célèbrent le but salvateur d’Amad Diallo

