Des experts du Fonds monétaire international (FMI) sont attendus à Brazzaville, à la demande du gouvernement congolais, pour évaluer la situation économique du pays et définir des réformes à initier en vue d’un programme économique et financier dont l’enjeu majeur est l’équilibre entre le remboursement de la dette et la réalisation des priorités socio économiques du pays.
En sollicitant un nouvel accord avec le FMI, le gouvernement Makosso III recherche un levier pour la relance de l’économie et de la maîtrise des finances pour réaliser sans encombre les dix axes prioritaires du projet de société “l’Accélération de la marche vers le développement” qui est la fondation du mandat présidentiel en cours.
Par la même occasion, Brazzaville veut aussi rester dans l’esprit des engagements des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), qui reposent sur la stabilité du franc CFA et la reconstitution des réserves de change très faibles de la sous-région.
Depuis le début de l’année, le Congo multiplie les initiatives pour améliorer ses finances publiques. Il a émis sur les marchés internationaux un eurobond de plus de 700 millions de dollars (455.000.000.000 de FCFA), qui a permis de renouveler la confiances des investisseurs; avant de lancer au début du mois en cours une offre de rachat pour restructurer plus de 575 millions de dollars de ses obligations, entre autres.
Sur le terrain, les Congolais estiment que le plus grand problème du pays est le manque de discipline budgétaire. Pour eux, le gouvernement doit lutter contre la dilapidation des deniers publics et imposer une hygiene financière qui permettrait de profiter au maximum de l’issue positive des prochaines discussions avec le FMI.
« Si nous voulons atteindre les objectifs fixés dans le cadre de ce programme, nous devons réduire notre train de vie. Nous devons soigner la qualité de la dépense pour éventuellement, donc, engranger plus de ressources en termes de mobilisation des recettes fiscales, douanières et autres taxes. Les Congolais, j’espère, vont se mettre à ce rythme, si le gouvernement montre des gages. Il doit lui-même prêcher par le bon exemple en réduisant son train de vie », a déclaré l’analyste financier Alphonse Ndongo sur les antennes de RFI.
Photo DR: Le siège du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille à Brazzaville

