Le président du Conseil supérieur de la liberté de la communication (CSLC), Médard Milandou Nsonga, et le secrétaire général de l’institution, Théophraste Mietté Likibi, ont effectué mercredi, le 13 mai, une visite de quelques rédactions de médias privés de Brazzaville pour s’imprégner de leurs conditions de travail leurs attentes, à l’approche du déploiement de l’aide du gouvernement à travers le Fonds d’appui à la presse.
Les responsables de l’organe de régulation ont ainsi discuté avec les équipes rédactionnelles de La Semaine Africaine,Les Dépêches de Brazzaville, Vox TV, L’Horizon Africain, DRTV, Go TV et Tsieleka Média à qui ils ont expliqué les efforts fournis dans l’amélioration des conditions de travail des journalistes.
« Nous avançons dans la bonne direction en ce qui concerne le Fonds d’appui aux organes de presse. Vendredi prochain, nous aurons une réunion avec les présidents des associations de médias, afin d’établir une liste des médias susceptibles d’être éligibles à ce fonds », a indiqué Médard Milandou Nsonga qui a précisé que le travail se poursuivra avec le Ministère de la communication et des médias, pour définir les critères d’éligibilité ainsi que la liste officielle des médias bénéficiaires.
Arrêtée à la somme de 600 millions francs CFA, le présent Fonds est une ligne budgétaire de la loi de finances 2025, prévue pour soutenir les médias qui manquent de ressources, notamment la presse privée.
Selon le président Milandou Nsonga, le fonds n’est pas une prébende mais un appui de l’Etat en vue de répondre à des besoins précis, clairement exprimés par les médias et les organisations professionnelles du secteur.
Pour sa part, le secrétaire général du CSLC, Théophraste Mietté Likibi a martelé devant les confrères de l’Horizon Africain, pour une meilleure compréhension, que l’argent ne sera pas accessible à tous les médias parce qu’il y a des critères qu’il faudra respecter.
« Si vous êtes un média audiovisuel par exemple, il faut que ce soit un média qui a été créé en respectant la légalité, c’est à dire en respectant la loi. Je prends un cas, vous êtes une télévision ou une radio privée, vous n’avez pas le récipissé de déclaration de création signé du procureur de la République, vous n’avez pas une autorisation d’exercice délivrée par le CSLC, je crois qu’à ce niveau ça pose problème », a-t-il expliqué en soulignant qu’on ne donne pas une aide de l’Etat à un média qui n’est pas connu par l’Etat.
Abordant la question de la carte de presse, le secrétaire général du CSLC a rassuré ses interlocuteurs qu’une commission travaille à faire aboutir un dispositif conforme aux exigences actuelles de fiabilité et de sécurité.
« Pour l’heure, le processus est toujours en cours d’élaboration. Le CSLC appelle ainsi les professionnels des médias à la patience. Une Communication officielle sera faite à l’ensemble des organes de presse dès que les conditions seront réunies pour le lancement du dispositif », a concluM. Miette Likibi
Photo Adiac: Médard Milandou Nsonga et Théophraste Mietté Likibi au milieu des journalistes de Les Dépêches de Brazzaville

