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Le gouvernement reconnait sa responsabilité et pointe celle des populations dans les catastrophes naturelles de ces derniers mois

par les défis du congo
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Invité à répondre aux questions des sénateurs la semaine dernière, lors de la séance des questions orales à la sixième session ordinaire de la 4e législature, le premier ministre Congolais, Anatole Collinet Makosso a reconnu la part de responsabilité du gouvernement dans la succession des catastrophes qui sont survenues dans la plupart des grandes localités du Congo.

« Le gouvernement a sa part de responsabilité dans les catastrophes environnementales qui menacent le cadre de vie des citoyens, » a-t-il indiqué.

Pourtant, il n’a pas hésité à pointer du doigt les co-responsables de cette situation. Selon le chef du gouvernement, les collectivités locales, les propriétaires fonciers et la population ont, eux aussi, leur part.

« Les propriétaires lotissent contre toutes les règles d’urbanisme, allant même à jusqu’à déboiser les forêts plantées pour stabiliser les sols, à construire sur les lits de rivières, les conduites d’eau et sous les lignes à haute tension », a-t-il révélé.

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Il a, par ailleurs, affirmé que depuis plusieurs années les propriétaires fonciers lotissent autour de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et d’autres localités dans les zones interdites pour la construction, des zones à forte pente, à risque d’érosion, des glissements de terrains, des zones humides, à risque d’inondation et d’ensablement.

Au cours de son intervention, le premier ministre a confirmé la perte de sept vies lors de la pluie diluvienne qui est tombée sur Brazzaville dans la nuit du 13 au 14 juin dernier, ainsi que d’importants dégâts matériels impliquant la destruction des bâtiments.

Une organisation a été mise en place afin de porter assistance aux sinistrés et de régler les questions structurelles, notamment la délocalisation puis la relocalisation des familles impactées sur des sites fiabilisés.

« Le gouvernement est en discussion avec la Banque mondiale pour la mise en œuvre  du projet de résilience urbaine qui va succéder au Durquap qui portera sur le traitement des érosions et inondations à Brazzaville et Pointe-Noire, et la structuration des quartiers comme cela a été déjà fait dans ces deux villes », a-t-il souligné.

Selon le premier ministre, les travaux de traitement des sites à risque d’inondations et d’érosions à Brazzaville, Pointe-Noire, Nkayi et Owando sont déjà en cours. Il a demandé aux parlementaires et à d’autres compatriotes de ne pas user de leur influence pour faire obstruction aux opérations de délocalisation.

En même temps il a prévenu les familles concernées par la relocalisation qu’elles n’auraient d’autre choix que d’accepter ce que l’Etat mettre à leur disposition sans faire jouer « leurs relations » ou solliciter l’intervention de « gros bonnets ».

Photos DR: 1-Le premier ministre Anatole Collinet Makosso 2-Le président du Sénat, Pierre Ngolo 3-Des sénateurs

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