Le président-fondateur du Parti pour l’Action de la République (PAR) vient de reprendre le bâton de pèlerin sur le chemin d’une aventure à laquelle il a habitué les congolais depuis bientôt deux décennies. A l’unanimité, et pour la troisième fois consécutive, les militants du PAR ont placé Anguios Nganguia-Engambé dans les starting-blocks de la prochaine élection présidentielle.
Avant le scrutin de la primaire qui devait opposer Nganguia-Engambe à 3 autres militants du PAR, le comité d’organisation a constaté que le président, seul, a rempli les conditions requises pour une candidature.
En conséquence, 1 769 des 1 814 délégués venus de tous les départements du Congo et de la diaspora se sont prononcés pour la candidature du leader du parti.
« Le comité d’organisation déclare monsieur Anguios Ngagnguia-Engambé élu à l’unanimité, pour représenter notre formation politique, le PAR, avec 1769 voix, contre 45 abstentions », souligne le compte rendu des travaux lu par le rapporteur de séance, Berna Rudiane Makoumbou.
Selon des observateurs et des critiques, « Anguios Nganguia-Engambe est un agent distracteur recruté par le pouvoir, pour s’assurer qu’il y aura toujours un candidat en face de celui du PCT si jamais l’opposition réelle boycotte l’élection. »
Candidat indépendant en 2009, M. Nganguia-Egambe a créé le PAR en 2010. Il a ensuite été candidat de cette formation politique en 2016 et 2021 sans succès à la fin de chaque processus électoral.
Pour répondre à ses détracteurs de l’opposition comme du pouvoir, le président du PAR ne passe pas par le dos d’une cuillère. Aux uns il dit qu’il a créé son parti « C’est pour être président de la République pas pour être derrière quelqu’un. » Aux autres, il rappelle qu’il est un agent de la vérité.
« Le PAR n’est pas l’ennemi du pouvoir en place, mais plutôt un adversaire politique. Il faut promouvoir la démocratie sociale et la bonne gouvernance. Pour accompagner le Congo, il faut créer des industries au niveau des départements pour résorber le chômage ; conjuguer les efforts ; anticiper à moyen terme la valorisation de la croissance commerciale ; prévoir à court terme des économies et préparer de plus grands projets pour construire et reconstruire un mieux-être pour les populations congolaises », a-t-il confié l’an dernier à un confrère.
La même année, l’opposant a plaidé pour un gouvernement d’unité nationale et de relance économique face à la crise dans laquelle le pays est plongé. « Le peuple, fatigué des promesses, veut des changements dans la manière de gérer le pays», avait-il indiqué
Nganguios-Engambe estime que«la marche vers le pouvoir est longue, mais qu’il faut être persévérant, endurant et convaincant ». Selon lui, les conditions sont favorables pour une victoire en 2006 car dans la mémoire nationale, l’idée du changement à la tête de l’État gagne du terrain.
Photos, archives: Anguios Nganguia-Engambé en contact avec les masses sur le terrain

