Dans un communiqué publié le 4 mars à Brazzaville, le ministre de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, Zéphirin Mboulou, a rappelé aux partis politiques qu’une action immédiate est demandée pour régulariser leur situation administrative afin de se conformer à la loi organique régissant les formations politiques.
« Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation rappelle aux responsables de toutes les formations politiques leur obligation de se conformer à la loi organique n°20-2017 du 12 mai 2017, relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques », mentionne le document qui précise qu’il s’agit, pour les formations politiques, de mettre à jour leurs documents administratifs, conformément à l’article 11 de la loi précitée.
L’article 11 indique dans son premier alinéa, que « la déclaration de création d’un parti politique s’effectue par dépôt d’un dossier auprès de l’administration du territoire. »
Publié à quelques mois d’une année électorale, ce communiqué semble cibler les formations politiques opportunistes dont les potentiels candidats à la magistrature suprême haranguent et tissent des alliances électorales sur les réseaux sociaux.
« Tout parti politique est tenu de respecter les délais légaux de déclaration, tel que prévu à l’article 42 qui stipule que les partis ou les groupements politiques peuvent s’associer librement dans le cadre de la coopération interpartis sur le plan national et international, dans le strict respect des dispositions de la présente loi », a encore rappelé le ministre de l’intérieur, pour conclure.
Le ministère de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local est l’agence d’exécution de la politique du pays en matière de sécurité, d’administration du territoire, de décentralisation et de développement local.
Il est donc chargé, entre autres, de veiller au respect de la législation sur le régime des partis politiques, des associations et des organisations non gouvernementales.
A ce jour, le Congo compte une cinquantaine de partis politiques officiellement reconnus. Les plus importants, par leur poids électoral, sont le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir; l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) dont le leader Pascal Tsaty Mabiala est chef de l’opposition; l’Union des Démocrates Humanistes-YUKI (UDH -YUKI), troisième au nombre de députés à l’Assemblée, avec sept élus comme l’UPADS.
D’autres partis importants, au plan historique ou par la représentativité dans la législature en cours, sont le Mouvement action et renouveau (MAR), le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), le Mouvement congolais pour le démocratie et le développement intégral (MCDDI), le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), Union pour la Démocratie et la République (UDR-Mwinda).
Photo MIDDL/DR: 1-Le Ministre Zéphirin Mboulou 2- Bulletin unique de vote de l’élection présidentielle de 2016

