La Commission ad-hoc mixte paritaire des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le gouvernement et le Pasteur Ntumi, réunie du 12 au 15 janvier à Brazzaville, au sujet des événements tragiques du 11 janvier, a appelé jeudi les populations dispersées à regagner leur village et à vaquer à leurs occupations dans la sérénité.
Dans un communiqué de presse lu par le préfet, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la decentralization, Séraphin Ondélé, la Commission a aussi exhorté les citoyens « à observer scrupuleusement les lois et règlements de la République et à respecter les droits et libertés de chacun et de tous. »
Les membres de la Commission présidée par M. Ondélé ont reconnu, au cours de leurs assises, que les événements de Mindouli ont perturbé l’ordre public et qu’il revenait à tous de veiller au rétablissement, à la consolidation et au maintien de l’ordre pour garantir la libre circulation des personnes et des biens.
La commission ad’hoc a aussi invité les utilisateurs des réseaux sociaux à faire montre de responsabilité dans leurs publications, car certains contenus ont plus contribué à enfler la polémique qu’à apaiser les esprits.
Le 11 janvier à Mindouli, des agents de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), qui traversaient le Pool pour se rendre à Pointe Noire ont été confrontés par des éléments armés de la garde du Pasteur Frédéric Ntumi Bintsamou, à Mindouli dans le département du Pool.
Selon plusieurs sources, les échanges de tirs d’armes à feu ont eu lieu entre les deux camps après que deux motos opérant dans l’illégalité et appartenant à des ex-miliciens de Ntumi ont été incendiées à Ngamandzambala dans le district de Mayama.
Fâchés par l’action de la force publique, les Ninjas du Pasteur Ntumi ont essayé de bloquer le convoi de la DGSP, déclenchant ainsi les hostilités entre les deux camps.
Photo ACI: Les membres de la Commission ad-hoc mixte paritaire des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités lors d’un point de presse

