Par Koumba Lévê
Décidée à faire aboutir sa lutte contre le grand banditisme et notamment la lutte contre les moto-transporteurs illégaux, la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) a exigé des motocyclistes le respect strict du décret N°324 publié le 9 juillet 2024 par le premier ministre Anatole Collinet Makosso, lors d’une rencontre le 27 décembre avec les syndicats des transporteurs.
A la date butoir du 15 janvier 2026, plus aucun expatrié ne sera autorisé à exercer le métier de moto-transporteur sur toute l’étendue du territoire congolais, indique-t-on.
Par ailleurs, tous les nationaux exerçant le métier de moto-transporteurs seront obligés de présenter un permis de conduire de catégorie A1 pour les tricycles et A pour les motocycles à deux roues, en plus des documents de l’engin, dont la carte grise et la plaque minéralogique.
C’est le 7e article dudit décret qui est le plus cité, et il stipule que « tout conducteur de motocycle utilisé pour l’exercice de transport public de passagers doit avoir 18 ans révolus ; être détenteur d’un permis de la catégorie A1 pour les tricycles, et de la catégorie A pour les motocycles à deux roues, en cours de validité ; être détenteur d’un certificat de capacité, pour le transport public de passagers ; être détenteur d’un certificat médical délivré par un médecin agréé par le collectivité concernée et avoir un gilet fluorescent et numéroté. »
Le secrétaire général du syndicat des motocyclistes, Gilles Ondélé Kanga est allé sur le terrain pour relayer le message de la DGSP afin de sauver le maximum de transporteurs et leurs outils de vie.
« A partir du 15 janvier 2026, la DGSP aura pour mission de contrôler tout conducteur de motocycle pour s’assurer qu’il détient son permis de conduire, en plus de la carte grise et de la plaque d’immatriculation, » a-t-il indiqué.
Gilles Ondélé Kanga a fait le tour des parkings pour sensibiliser les motocyclistes sur la nécessité de se conformer strictement à la loi car les conséquences pourraient être plus lourdes que prévues.
« Nous passons dans tous les parkings pour attirer l’attention des conducteurs et en profitons pour lancer le message à nos adhérents de l’intérieur du pays. Tout motocycliste doit se rapprocher de la DGTT et des écoles habilitées pour être formé afin d’être détenteur d’un permis de conduire. »

