Aurélien Brillant Miamissa, président du parti Jeunesse Unie pour la République (JUR) a juré le weekend écoulé, au cours d’une conférence de presse à Brazzaville, de surprendre le parti congolais du travail (PCT) au pouvoir lors de la présidentielle de mars 2026; avant de confirmer sa candidature à cette échéance qui pourrait se révéler une nouvelle promenade de santé pour le candidat du parti au pouvoir.
« Nous ne laisserons le boulevard à personne et nous pensons que l’échéance de 2026 qu’ils présentent comme déjà pipée, va être la surprise que nous offrons au système PCT », a déclaré M. Miamissa qui estime que les Congolais ont désormais compris ce qui se passe dans le pays.
« Au regard de tout ce qui se passe dans le pays, les réactions des institutions, la tricherie, le vol, les détournements et surtout l’impunité grandissante, nous pensons qu’il est temps que chacun des Congolais prenne son destin en main. Et nous décidons aujourd’hui de dire que 2026 ne sera pas un cadeau pour le PCT ni pour le système en place », a poursuivi le président de JUR qui veut rêver comme tout leader d’opposition dont la vision est le changement et le bonheur du peuple.
Le candidat déclaré à la présidentielle de mars 2026 a affirmé, en sa qualité d’ancien commissaire de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), qu’il connaît et maîtrise les rouages des élections au Congo. « Beaucoup reste à faire en termes d’élections : fichier électoral verrouillé ; manque d’inclusion de la carte biométrique ; commission électorale homogène, tout ceci est fait à volonté pour que les Congolais se découragent et laissent le PCT aller seul dans le scrutin qui est le nôtre », a-t-il révélé.
Il a promis de lutter contre ces obstacles pour faire de la présidentielle de mars prochain, une nouvelle expérience dans la marche vers le renouveau du Congo.
La colère d’Aurélien Brillant Miamissa n’épargne pas ses collègues de l’opposition, avec qui neuf années de lutte collégiale n’ont apporté aucun aboutissement significatif et probant. Pour cela, JUR et ses nouveaux partenaires; sous la bannière des “Témoins du changement”, décident de prendre le taureau par les cornes, pour contrôler le séisme politique qui semble pointer à l’horizon.
Pour lui, le manque d’inspiration de ses amis de l’opposition et l’indiscutable échec de la gouvernance du Parti au pouvoir, le PCT; l’ont obligé d’oser faire bouger les lignes en 2026.
« Avec toutes les responsabilités politiques, avec toute l’assurance qui est la mienne, de me porter candidat à la présidentielle de 2026, ca ne sera pas un cadeau pour le PCT », a-t-il averti en dénonçant ce qu’il a qualifié d’« intimidations aujourd’hui orchestrées par le système via la chasse aux délinquants, via la destruction des maisons et motos des particuliers, (qui) donnent l’impression que c’est un avertissement pour la classe politique congolaise. »
Photos DR: Aurélien Brillant Miamissa, président du parti Jeunesse Unie pour la République (JUR) face à la presse

