Le président Congolais, président du comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye, Denis Sassou Nguesso qui visite le pays a annoncé lundi à Tripoli que la paix est pour très bientôt dans cette nation dévastée par 13 années de conflit suite à la mort du président Mouammar Kadhafi.
“Si nous nous mobilisons tous, il nous sera possible, la veille du prochain sommet de l’Union Africaine en mi-février 2025 à Addis-Abeba, que les libyens parviennent à signer la Charte nationale de réconciliation en présence de tous les membres du Comité de haut niveau”, a déclaré le médiateur Sassou Nguesso lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil presidentiel Lybien Mohamed Younes Al-Menfi.
Le séjour libyen du président Sassou Nguesso a donc pour objectif de poursuivre le travail de persuasion des protagonistes du conflit, notamment le président du conseil Al-Menfi et le maréchal Khalifa Haftar, à signer la charte de la réconciliation nationale et le document de justice traditionnelle qui comptent parmi les principales conclusions du dernier Sommet de haut niveau pour accélérer le processus de paix.
A Tripoli, où le président a atterri lundi, le médiateur de l’Union Africain a eu des entretiens avec Al-Menfi, le président du conseil présidentiel et le premier ministre Abdul Hamid Dbeibah. Dans l’Est du pays, à Benghazi, Sassou Nguesso a échangé avec le maréchal Haftar pour donner un un coup d’accélérateur important au processus de sortie de la crise qui ruine la Libye, fleuron du développement de l’Afrique dans les années Kadhafi.
Depuis la disparition du guide la Jamahiriya Libyenne, le Président Denis Sassou Nguesso a été désigné par ses pairs de l’Union Africaine pour conduire le comité de haut niveau dont l’action doit déboucher sur la réconciliation, la consolidation de la paix et de la sécurité, ainsi que l’organisation d’élections nationales libre, crédibles et transparentes.
A la tête du comité de haut niveau, Sassou Nguesso n’a jamais faibli, privilégiant sans cesse la voie du dialogue pour le règlement de la crise, et déconseillant fermement une solution militaire.

