Par Achille Salesh Ngoma
Le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi a reçu le mercredi le 26 juin à la Cité de l’Union africaine, l’ancien président Nigérian Olusegun Obasanjo, l’un des facilitateurs désignés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour explorer les pistes de solution au conflit qui oppose Kinshasa et des milices du RDF-M23 soutenues par Kigali.
« Nous explorons toutes les possibilités sur la situation entre le Rwanda et la RDC pour qu’il n’y ait plus de confrontation militaire et de violence. Les discussions que j’ai eues avec mes deux frères du Rwanda et de la RDC sont sur le bon chemin », a déclaré M. Obasanjo qui a rallié Kinshasa après des discussions avec le protagoniste Rwandais et sponsor du M23, Paul Kagame.
Après Kinshasa, Olusegun Obasanjo devra se rendre du côté de Lomé, au Togo où il échangera avec Faure Gnassingbé, président du Conseil des ministres togolais et médiateur désigné par l’Union africaine. Il s’agira de lui rendre compte de ses missions à Kigali et Kinshasa et voir quelles mesures préconisées pour parvenir à une paix durable dans la région.
En mars dernier, lors d’un sommet conjoint EAC/SADC ; auquel avait pris part le Président Félix Tshisekedi, les deux institutions ont nommé cinq anciens chefs d’Etat africains comme facilitateurs régionaux pour la résolution de la crise à l’Est de la RDC, dont Olusegun Obasanjo.
Les autres facilitateurs sont Uhuru Kenyatta du Kenya, Kgalema Motlanthe de l’Afrique du Sud, Catherine Samba Panza de la République centrafricaine et M. Sahle-Work Zewde de l’Ethiopie.
Selon l’ancien président Obasanjo, qui a passé deux heures d’entretien avec M. Tshisekedi, les initiatives de paix en cours que ce soit celle des États-Unis d’Amérique ou du Qatar sont à apprécier à leur juste valeur. « Nous en prenons acte », a-t-il conclu.
Sur terrain, la situation sécuritaire demeure volatile. L’alliance militaire RDF-M23, poussée par le Rwanda, continue d’occuper plusieurs localités dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, alors que le bilan fait état de plus de 7 000 personnes tuées depuis janvier 2025.
Selon la première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, qui s’est exprimée à Genève devant la presse accréditée au Nations Unies ; les personnes tuées sont en grande majorité des civils, y compris 3000 personnes pour la seule ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Photos PR RDC: Le président Félix A. Tshisekedi et Olusegun Obansanjo a la Cité de l’Union africaine

