Un sujet de nationalité camerounaise résidant à Ouesso (830 Km au Nord de Brazzaville) et dont l’identité n’a pas été révélée a été conduit vendredi, le 26 juin, à la brigade de gendarmerie de la ville de Pokola (47 Km au sud-est de Ouesso) pour avoir entretenu des rapports intimes avec un cochon dans le marché de la localité.
L’affaire a été rendue publique à travers une vidéo de 75 secondes tournées dans les locaux de la gendarmerie et qui circule sur les réseaux sociaux.
De nombreux jeunes de Pokola qui erraient dans les alentours du marché local l’ont surpris en pleine ‘’bestialité’’, l’ont intercepté et présenté à la brigade de gendarmerie de Ouesso ; chef-lieu du département de la Sangha, à la frontière du Cameroun.
Selon les témoins, le voyou a avoué pratiquer un rituel, sans plus d’explications.
En République du Congo, la zoophilie fait l’objet d’une interdiction stricte et de sanctions sévères sur le plan légal. Le cadre juridique congolais réprime cette pratique à travers plusieurs volets du droit pénal et des lois sur la protection animale.
La justice congolaise qualifie et punit les actes de zoophilie sous deux angles majeurs que sont l’outrage public aux bonnes mœurs et les actes contre nature.
La loi 37-2008 sur la faune et les aires protégées consacre le respect de la faune et
interdit formellement de faire subir des sévices ou des traitements cruels aux animaux.
Au-delà de l’aspect pénal, la zoophilie est frappée d’un tabou culturel et social au Congo. Elle est traditionnellement qualifiée d’abomination, de dégradation de la dignité humaine et peut également faire l’objet de sanctions coutumières ou d’un rejet communautaire.
Photo DR: Une vue de la ville de Pokola dans le département de la Sangha

