La pluie diluvienne qui s’est abattue sur Brazzaville mardi, le 3 juin, a engloutie une quarantaine de maisons au quartier Ngamakosso, dans le 6e arrondissement de Brazzaville sans faire de victimes humaines, rapporte « Les échos du Congo Brazza ».
Le sol ne tenait plus sous les pieds des riverains ; il a rompu, emportant les habitations qui entouraient le ravinement, dans un spectacle apocalyptique.
Généralement, quand ce n’est pas l’érosion qui fait craindre ; c’est le déferlement des bancs de sable. Ils sont également sont responsables de l’engloutissement de plusieurs maisons dans le même quartier, indique-t-on.
Pourtant, en 2024 le budget de l’Etat avait prévu quelques 2,500 milliards de FCFA pour le traitement de ces phénomènes naturels contre 1,800 milliard en 2023.
Dans des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, des populations alertaient déjà les autorités sur le caractère dangereux de cette érosion.
Le vidéaste amateur qui rendu publique l’extrait filmé attirait notamment l’attention des pouvoir publics sur une dizaine de cas d’érosions qui pourraient effacer toute la partie Nord de Brazzaville de la carte si aucune mesure immédiate et réfléchie n’est prise.
Les quartiers de Brazzaville les plus touchés par l’érosion sont principalement situés dans les arrondissements de Djiri, Talangaï, Ouenzé, et Poto-Poto, ainsi que dans certaines zones de Madibou et au bord de la rivière Mfilou.
Les quartiers comme Don-Bosco, et Mayanga, notamment, sont fréquemment touchés par des érosions et des glissements de terrain allant jusqu’à 10 mètres par endroits. Djambala dans le département des Plateaux n’échappe pas à cette « sentence », de même que certains de Pointe Noire.
Image DR: Un érosion qui reflète le quotidien de nombreuses zones au sol instable

