Au zénith de sa carrière, l’artiste musicien congolais Roga Roga sera en concert live le 1er février prochain au Zénith de Paris la Villette, dans le 19eme arrondissement de la capitale Française. Devant un public estimé à près de 7000 personnes – si tous les tickets sont vendus – le leader d’Extra Musica sera accompagné de plusieurs invités au nombre desquels Trésor Mvoula et Norba de Paris qui s’est fait petit dans ses souliers crocos pour célébrer le pays et la réconciliation.
Ce concert signé Ibrocks Productions, en collaboration avec Ted Morgan, répond aux attentes des nombreux mélomanes, fanatiques, et les inconditionnels de la diaspora congolaise. Cet événement qui intervient après sa production du 19 mai dernier au Casino de la même ville mettra une nouvelle fois en orbite l’opus Bokoko dont l’onction continue d’inspirer transes, admiration, et jalousies. Le son planétaire poursuit sa percée des nuages hissant le talent congolais au-delà de la cinquantaine de millions de vues.
“Le public qui était présent au Casino de Paris doit retenir que le spectacle présenté là-bas ne sera pas le même que celui du Zénith de Paris. Nous allons l’écraser sans blague,” a déclaré le “Suprême Lampadaire” – l’autre nom de scène de Roga Roga – dans une interview diffusée sur Nzolele TV pendant son séjour de préparation en France.
Dans le même entretien télévisé, le fondateur d’Extra Musica a révélé que son groupe se prépare à déployer un grand calendrier de production pour l’année 2025. Un signal du retour des musiciens congolais sur la scène Européenne à la faveur d’une décrispation des tensions entre les artistes considérés comme des ambassadeurs culturels des gouvernants insoucieux des malheurs des populations; et les “Combattants,” ces activistes Africains qui luttent contre “la distraction culturelle” occasionnée par les régimes de leurs pays. Parmi ces activistes, de nombreux jeunes congolais qui ont boycotté un concert de Extra Musica au Bataclan en 2018.
Il y a quelques jours, les activistes congolais Faye Monama et Donald Emperator ont menacé un nouveau boycott, accusant l’artiste Roga Roga d’être un agent du pouvoir de Brazzaville. Dans leurs menaces, ils n’ont pas épargné le mannequin qui “force la porte de la musique,” Norbat de Paris que de nombreux Congolais de Franc qualifie de “Cameleon” sur les réseaux sociaux a cause de ses prises de position qui changent au gré de ses humeurs en faveur du pouvoir Congolais ou de l’opposition.
Bemol. De nombreux congolais de la région Parisienne contactés par Les Défis affirment “soutenir le musicien du pays” qui, grâce à son titre Bokoko a démontré que “la musique adoucit les mœurs” et donne aux artistes la possibilité, loin des débats politiques, d’exporter librement leurs créations artistiques restées longtemps dans l’ombre.
Roga Roga et Zangul entendent donc offrir un spectacle riche en sonorités et en couleurs, « un tourbillon de rythmes envoûtants.»

