Les étudiants de la filière administration des services pénitentiaires de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), en formation depuis 2021, ont manifesté à Brazzaville pour revendiquer la formation paramilitaire, une exigence de leur programme d’études qui n’a plus été offerte depuis 2022, a rapporté l’Agence congolaise d’information (ACI).
« Nous avons sollicité l’intervention de la primature, du ministère des Finances et du ministère de la Justice. L’année dernière, sur ordre du Premier ministre, il avait été demandé au ministre des Finances de débloquer les fonds nécessaires. Malheureusement, le dossier est resté bloqué pour des raisons de manque de fonds », a expliqué Charnel Ondzounga, un élève de cette école qui a formé le plus grand contingent d’administrateurs et magistrats du pays.
Malgré de multiples démarches auprès des autorités compétentes pour la solution de ce problème, le dossier demeure classé sans suite depuis 2021. L’inaction du ministère de tutelle a obligé les élèves administrateurs à exposer la situation au grand public comme on le constate dans la photo d’illustration. Les étudiants, banderole en mains, se tiennent debout au bord de la voie publique pour faire passer leur message.
Cette action pacifique ne sera pas la dernière, ont-ils prévenu sans indiquer la nature de leur prochaine sortie. Pour cela, ils souhaitent avoir l’oreille du Premier ministre que le collectif supplie « de trouver une solution, car nous sommes épuisés et laissés à l’abandon .»
La revendication de ces futurs cadres de l’administration pénitentiaire est conforme à l’article 42 du code pénitentiaire congolais qui stipule que le personnel pénitentiaire doit bénéficier d’un statut particulier en raison de sa vocation paramilitaire, précise l’ACI.
Photo ACI: Des élèves administrateurs de l’ENAM en train de manifester

