Le Mouvement national des enseignants du Congo (MNEC) espère voir les enseignants et élèves du secteur public obéir, dans deux jours, à son mot d’ordre de grève générale illimitée lancé en assemblée générale le 25 septembre à Brazzaville, pour obliger le gouvernement à donner une réponse favorable à son cahier de charge.
Cet avis de grève, s’il est suivi, devrait être effectif dès le 1er octobre 2025 à 7 heures sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à la satisfaction par le gouvernement des demandes du syndicat ou à l’ouverture de négociations entre les deux parties.
Dans le lourd cahier de charges que le MNEC renouvelle chaque année et reproche au gouvernement de mépriser, sont inscrits de nombreux points; notamment l’application du statut particulier des enseignants, le paiement des rappels des soldes d’activité, le paiement de quatre à cinq mois de bourses dues aux enseignants communautaires et volontaires sur les neuf mois d’arriérés.
Pour les enseignants du Mouvement national, le gouvernement devrait aussi relancer les allocations familiales suspendues depuis, intégrer à la fonction publique tous les enseignants âgés de plus de 45 ans, publier tous les textes d’intégration de la compagne 2024 avant décembre 2025 et mettre à disposition la lettre de transmission portant les noms de tous les enseignants sélectionnés dans le quota de l’année 2024.
En termes de constat, l’assemblée générale du MNEC a conclu que le système éducatif congolais a atteint un état de délabrement profond dû à plusieurs facteurs. Parmi eux, le jeu de la trahison auquel se livrent quelques syndicalistes qui œuvrent contre les intérêts de la corporation et des apprenants.
Le MNEC est une centrale syndicale regroupant des enseignants fonctionnaires, volontaires et communautaires dont le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et l’alphabétisation (MEPPSA) est la tutelle principale.
Photos DR: 1-Le secretaire général du MNEC 2-Des écoliers congolais

