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Pointe Noire: le CSLC et l’UNESCO renforcent les capacités des professionnels de la communication et des médias

par Manuel Gomez
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Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) et l’UNESCO ont organisé à Pointe Noire, la semaine derrière, un séminaire de renforcement des capacités a l’intention des professionnels des medias qui ont le rôle crucial dans la promotion de la démocratie et la couverture équitable de la prochaine élection présidentielle.

A un moment où les “fake news” et les contenus autogénérés par l’intelligence artificielle polluent l’écosystème médiatique, le CSLC a estimé remettre les pendules à l’heure en  rappelant aux journalistes et associés de favoriser un débat public responsable et de contribuer à la consolidation de la paix.

« Lutter contre la désinformation, éviter les discours de haine, garantir l’équilibre et l’équité dans le traitement de l’information sont autant de défis auxquels les femmes et hommes de médias doivent faire face. A travers ce séminaire le CSCL entend offrir les outils pratiques, les repères juridiques et déontologiques afin de renforcer une pratique assurée et crédible du métier », a expliqué le président de l’organe de régulation, Médard Milandou Nsonga avant de précisé qu’il s’agit de contribuer à un environnement médiatique sain au service de la paix, de la cohésion nationale et de la transparence du processus electoral.

Les séminaristes ont été entretenus sur les thèmes « la presse, l’un des piliers de la démocratie »; « Cadre juridique de l’élection présidentielle », et « Rôle des journalistes dans le processus électoral et dans la prévention des conflits électoraux » qui ont rappelé aux journalistes le respect du code d’éthique et de la déontologie.

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« Nous sommes à un carrefour où les populations doivent faire leurs choix. Il faut donc qu’elles soient éclairées par une information neutre et vraie avec beaucoup de rigueur et professionnalisme, car elle est une denrée de qualité qui contribue au développement dans tous les secteurs », a declaré le Pr Ludovic Miyouna, l’un des experts ayant exposé au cours de ce moment d’éducation.

M. Miyouna a encouragé les journalistes à recourir au fact-checking avant de publier des information.

Au Congo, le fact-checking est confronté a un problème de sources. Malgré la bonne volonté des journalistes, les sources sont souvent fermées encourageant la publication des informations non-recoupées qui sont souvent source de controverses.

Pour se mettre à l’abri des rigueurs de la loi, les journalistes ont promis de travailler en tenant compte de la déontologie et de l’éthique.

« Professionnellement parlant, nous aurons à éviter toutes les frustrations et tout ce qui peut entraîner les dérapages, donc ne rapporter que les faits», a confié Francis Kassa Boussougou, rédacteur en chef de Radio-Congo à Pointe-Noire.

Photo ACI: Vue des participants au séminaire

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