Le conclave de Djambala, qui a réuni les acteurs politiques et la société civile sous le thème « Dans la paix et l’unité, consolidons la démocratie par des élections libres et transparentes », s’est achevé mercredi sous dernier sous la présidence du ministre d’État, ministre des Affaires foncières, Pierre Mabiala; sur une note concordante des parties prenantes à appliquer les conclusions des trois jours de discussions afin de garantir des élections inclusives, libres et démocratiques.
Les participants à ce dialogue ont, entre autres, recommandé la révision du cadre légal définissant les critères du découpage administratif, la valorisation des circonscriptions de base, le réexamen de la loi n° 40-2025 du 31 décembre 2025 relative aux candidatures aux élections locales, l’annonce des tendances du vote par les médias et l’assouplissement des conditions d’implantation des partis politiques dans les départements.
En plus, ils ont exigé un système de mandat pour les membres de la Commission nationale électorale indépendante, le renforcement de la transparence par la présence des délégués des candidats à toutes les étapes de compilation des résultats, la rédaction d’une nouvelle loi électorale, la suppression du vote par anticipation, la proclamation des résultats du vote le même jour, la transparence dans l’établissement des listes électorales, l’introduction de la biométrie et la limitation de financement des campagnes, le financement public des partis politiques ainsi que la réduction de la caution de candidature aux elections.
Malgré le consensus sur le principe, le Parti congolais du travail (PCT) a semblé signaler le prochain point de discorde dans l’application des recommandations de Djambala. Selon son secrétaire permanent chargé à la communication, Parfait Iloki l’application des conclusions de la concertation est soumise à un processus contrôlé par le gouvernement et le parlement.
« Ce que nous faisons ici ne s’appliquera pas automatiquement. Quand nous faisons une recommandation par exemple sur la biométrie, il faut que l’Etat s’organise de sorte que la loi soit prise au niveau du gouvernement, ensuite validée à l’Assemblée nationale. Donc c’est pour dire que la résultante ou les recommandations portées par la concertation politique ici ne sont pas applicables immédiatement. Encore faut-il qu’il y ait une démarche à suivre », a-t-il martelé.
Pour le président du Congrès des démocrates africains (Codema), Chris Antoine Walembaud, le gouvernement a le devoir d’appliquer toutes ces intentions.
« Que l’on ne tourne pas en rond. Nous voulons que ces assises témoignent la volonté de tous de s’unir pour bâtir un avenir meilleur pour le pays », estime pour sa part Claudine Munari, la présidente du Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (MUST) qui avait déjà soulevé des vagues à l’Assemblée, l’an dernier, au sujet du découpage administratif actuel qui défavorise la Bouenza, son département d’origine; le plus peuplé du pays d’ailleurs.
La société civile a pour sa part joué la carte de la neutralité. « En tant que société civile, nous servons de pont entre le gouvernement et l’opposition pour éviter les boycotts et favoriser le consensus », a rappelé le secrétaire permanent de son Conseil consultatif Céphas Germain Ewangui qui a souligné son rôle de médiateur.
Photo DR: Une vue des participants au dialogue politique de Djambala

