La mairie de Brazzaville lance, ce dimanche 1er février, une opération de numérotage obligatoire des véhicules de transport de passagers et de marchandises dans le souci d’améliorer la traçabilité et instaurer plus de discipline dans ce secteur clé de la mobilité urbaine.
L’initiative vise la mise en en place d’une base de données fiable et sécurisée pour renforcer le contrôle et l’encadrement des acteurs du secteur du transport urbain, indiquent les autorites municipales, qui y voient une stratégie globale de régulation du trafic et de sécurisation des déplacements en milieu urbain.
Pour de nombreux Congolais qui ont pris d’assaut les réseaux sociaux, cette opération est une arnaque qui ne dit pas son nom.
« Ils ont encore créé un moyen de soutirer de l’argent aux paisibles citoyens qui ont du mal à joindre les deux bouts de mois », écrit sur la page 242.news Arnaud Pyllat qui se demande « à quoi sert l’immatriculation dans ce cas ? »
Sur la même page, Luc Brejnev Ngayimi, charge. « Jusqu’à quand l’escroquerie sur les pauvres va cesser dans ce pays ? Les vrais problèmes, ils n’arrivent jamais à les résoudre mais toujours des manigances pour en créer davantage.»
« Après les taxis motos on est maintenant arrivé ici, ça va chauffer… », prédit Fridolin Nzamba.
Les étiquettes vont coûter 20 000 FCFA pour les taxis; 40 000 FCFA pour les minibus; 60 000 FCFA pour les bus et coasters; 80 000 FCFA pour les gros camions, selon la tarification définie par la mairie de la capitale.
Sur le terrain, les transporteurs et usagers prévoyants ont anticipé sur la date du lancement de l’opération. Il ont déjà acquis leur numéro tandis que d’autres continuent de se faire enregistrer pour soutenir l’initiative longuement discutée entre le directeur des Transports urbains de Brazzaville et les syndicats des transporteurs.
« C’est une bonne nouvelle », estime Kazadi Luka qui est convaincu que « le gouvernement a pris la ferme décision de remettre de l’ordre dans le secteur des transports en commun. »
Réagissant sur la page Brazza First, Devauchel De Matsoulet, avec une pointe d’ironie appelle à soutenir la mesure municipale.
« S’il vous plait, adhérons à cette initiative car cela va permettre de payer les agents de la mairie qui cumulent déjà des années de salaires impayés », plaide-t-il.
Photo DR: Numérotage d’un taxibus à Brazzaville

