La rixe sanglante a opposé des élèves du Lycée Technique du 1er mai et ceux du CEG Ngamaba, deux établissements scolaires distants d’environ 7km, dans la capitale congolaise.
Le 27 février dans la mi-journée, une horde d’élèves du Lycée Technique; armée de gourdins et plusieurs types d’armes blanches, a fait irruption dans les locaux du CEG Ngamaba Tsalakoua à Mfilou (7eme arrondissement de Brazzaville) et attaqué les jeunes élèves du CEG, faisant plusieurs blessés graves.
Les raisons de cette violence ne sont pas connues. L’enquête en cours permettra certainement d’en savoir un plus.
La violence en milieu scolaire congolais, le plus souvent marquée par des bagarres entre écoles, a pris de l’ampleur autour des années 2016-2017. Des élèves de différentes écoles, armés de cailloux et de gourdins se retrouvaient à se massacrer sans pitié comme de vrais ennemis de guerres; faisant couler sang et larmes.
A l’époque, l’actuel Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, qui assurait les charges de ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation; avait demandé l’application dans les brefs délais de l’arrêté ministériel sur la prévention de la violence en milieu scolaire [Les Défis du Congo n’a pu obtenir le contenu de ce document, ndlr].
Le ministre Makosso avait aussi préconisé la création des lycées d’éducation prioritaire à partir de l’année scolaire 2017-2018, pour permettre aux élèves en difficulté scolaire de bénéficier d’un suivi approprié sous l’œil vigilant d’enseignants plus expérimentés. Cette décision prévoyait aussi la création de cadres d’étude appropriés pour les jeunes identifiés comme auteurs des violences en milieux scolaires.
Sur le terrain, la violence continue de prendre des proportions dangereuses et criminelles. Certains élèves se sont associés aux bandits dénommés ‘‘bébés noirs’’ et se promènent désormais avec des machettes sous leurs vêtements, prêts à couper un potentiel adversaire ou même de simples proies de braquage.
La piste des solutions demeure étroite, car ce phénomène prend ses racines dans la décrépitude morale entretenue par le développement de la technologie et la paupérisation caractérisée par le surpeuplement des établissements scolaires. Ces inconvénients conjuguent avec la démission de nombreux parents, de leur rôle d’éducateurs primaires.
Photos DR, Archives: 1-Face a face entre deux groupes d’eleves brandissant des armes blanches 2- Bureaux du directeur du CEG Ngamaba 3- Facade principale du Lycée Technique 1er Mai.

