Des éléments de la police nationale, appuyés par des éco-gardes de la réserve naturelle de Lésio-Luna dans le département du Djoué-Léfini, en mission pour capturer le présumé chef d’un gang de braconniers dans le village de Yono ont plutôt découvert et saisi quatre fusils de chasse de type calibre 12, un pistolet mitrailleur automatique (PMAK), un pistolet de défense personnelle, seize chargeurs de PMAK et un sac contenant quatre cent soixante-neuf munitions de guerre.
Le suspect, en cavale depuis plusieurs mois, serait un agent des Forces de défense qui entretenait un gang de braconniers dont des éléments ont été interpellés en juin dernier, jugés et condamnés pour détention d’une quantité importante de viande boucanées d’hippopotame ; une espèce intégralement protégée au Congo.
S’il est capturé, le présumé braconnier sera présenté devant les tribunaux pour possession illégale d’armes et de munitions de guerre, braconnage et destruction d’une zone protégée. Les armes et les munitions saisies chez lui et actuellement gardées au commissariat de police d’Odziba sont des preuves tangibles qui l’exposent à la prison ferme et des amendes pouvant atteindre cinq millions de FCFA.
Quatre complices potentiels détenus au commissariat de police d’Odziba pour des besoins d’enquête
Interpellés le 11 aout dernier, en train d’errer dans la réserve naturelle de Lésio-Luna sans autorisation de l’administration forestière, les quatre individus étaient munis d’un fusil de type calibre 12 et des cartouches de fabrication traditionnelle.
Selon des sources concordantes, ils pourraient appartenir au réseau du militaire en cavale. Leur interrogatoire au commissariat d’Odziba va sans doute éclaircir les zones d’ombre de ce dossier qui ressemble désormais à une pieuvre, en attendant leur comparution devant le juge.
Déterminé à préserver sa biodiversité, le Congo a renforcé les patrouilles des éco-gardes qui travaillent en synergie avec la Force publique ; grâce au support technique du Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF) initié par le gouvernement congolais et les partenaires du développement.
Le PALF lutte contre l’impunité en s’assurant de l’application stricte des peines prévues contre les grands braconniers et les trafiquants de trophées ; combat la corruption grâce au suivi régulier des dossiers pour empêcher les délinquants fauniques de se soustraire des poursuites judiciaires ; et sensibilise le public sur la protection de la faune en général.
Photo PALF: 1- L’arsenal saisi au domicile du présumé braconnier en cavale 2- Une vue des munitions de guerre 3- Les quatre délinquants récemment interpellés dans la réserve de Lésio-Luna

