La mission humanitaire de l’Unicef au profit des enfants victimes des inondations dans le Nord du Congo, s’est achevée le 7 février dernier dans la commune de Mossaka, le district éponyme et ses villages, reporte le journal en ligne “Les Echos du Congo Brazzaville qui a fait un bilan du constat de l’intervention de l’organisme Onusien pour soulager les populations affectées.
Pendant une semaine, une expédition de l’Unicef partie de Brazzaville a sillonné la commune de Makotimpoko dans les Plateaux, et celle de Mossaka dans la Cuvette pour secourir les enfants de ces départements, qui ont été victimes des inondations provoquées par les dernières pluies diluviennes.
Les enfants, bloqués dans les maisons à cause de la paralysie des infrastructures scolaires, ont fait face à des maladies diarrhéiques dues à la pollution des eaux ayant causé une véritable catastrophe humanitaire dans la commune urbaine Mossaka, le district et ses principaux villages Bonga, Likenzé et Konda.
Dans la Communauté urbaine de Mossaka, l’Unicef a réhabilité un puits doté d’un système mécanique manuel dans l’enceinte de l’hôpital de base. L’institution a aussi installé une unité de traitement de l’eau à l’aide des produits Aquatabs dont le tablet traite jusqu’à 10 litres d’eau prêt à consommer en une trentaine de minutes.
« En tout cas, grande est ma joie depuis que vous êtes venus nous doter de cet instrument d’adduction d’eau. Une eau très potable qui soulage les internes de l’hôpital, nous même, le personnel sanitaire, et même les habitants de cette localité. Ils viennent de partout, parfois de très loin, pour venir se servir de cette eau potable », s’est réjouit Eric Théogène Mbouloukoué, assistant sanitaire et Surveillant général de l’hôpital qui, comme tous les autres centres de santé de la contrée manque du minimum nécessaire pour des soins appropriés.
Aux élèves de la quinzaine d’écoles primaires et des collèges d’enseignement général, la délégation de l’Unicef a distribué des kits scolaires complets et offert un soutien psychologique pour aller de l’avant après le traumatisme causé par la catastrophe naturelle. Dans le village Likenzé par exemple, les élèves ont été dotés d’un espace dénommé “ami jeune”, où les jeunes enfants et adolescents se rencontrent pour l’évasion et des moments ludiques.
Au cours de la visite du dernier village, Konda, le chef Serge Ngamboni a suggéré aux responsables de l’Unicef de convaincre les autorités de la République de leur construire une digue pouvant prévenir la montée des eaux qui est leur pire cauchemar en saison pluviale.
« Pendant cette période d’inondations, nous étions comme des prisonniers chez nous-même. Manger, dormir, se soigner, aller à l’école pour nos enfants, étaient difficiles. Des maisons se sont écroulées du fait de la montée des eaux. Il y a un bébé qui en est mort », a regretté Chef Ngamboni avant d’expliquer avec force et détails le film sinistre.
« Son papa, revenu de pêche toute la nuit, se reposait. La maman était sortie pour chercher à manger. L’enfant s’est réveillé et est tombé dans l’eau, pendant que le papa dormait profondément. Au retour de la maman, elle constata que l’enfant n’y était plus. Le papa se réveillait en sursaut. Malheureusement, après un temps de recherche, on retrouva le bébé déjà mort. Trop tard! », a expliqué sous une vive émotion, le chef du village.
Serge Ngambomi, qui n’est pas à sa première expérience de l’assistance multiforme de l’Unicef, a dit la reconnaissance de son village à l’organisme Onusien qui est toujours allé à leur secours.
« C’est un vrai partenaire qui mérite notre bénédiction. Que les mânes des ancêtres puissent leur accorder plus de volonté et de moyens », a-t-il supplié.
Depuis 2019, rapporte l’Agence d’information d’Afrique centrale (Adiac), l’axe fluvial est frappé par de très fortes inondations dont celles de 2023 et 2024 qui ont causé les plus importants dégâts matériaux. Toujours prêt à secourir l’enfance, Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) était, une fois de plus, en première ligne pour répondre à l’appel humanitaire du gouvernement, en allant au chevet des enfants de Makotipoko et de la région de Mossaka.
Photo DR/LECB/Valda Saint-Val: 1-La mairie de Mossaka 2,3-Des puits d’eau installés par l’Unicef 4-Une case sur pilotis qui a été secouée par des vents violents.

