FLASH ACTU
Chargement des actualités...
Accueil AFRIQUE/MONDELa France et les USA hués à l’investiture d’Oligui Nguema ; Baltasar Engonga Edjo’o, les pays de l’AES et des putschistes ovationnés

La France et les USA hués à l’investiture d’Oligui Nguema ; Baltasar Engonga Edjo’o, les pays de l’AES et des putschistes ovationnés

par les défis du congo
0 commentaires 21 Lisez et partagez

Par Cyr Yoba et Achille Salesh Ngoma

Le samedi 3 mai 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouveau président élu du Gabon (94,85 % de suffrages) a prêté serment en sa qualité de premier président de la 5e République en présence de plusieurs invités de marque que les usages protocolaires ont jugé utile de présenter au grand public.

Etait-ce la meilleure idée au vu du contexte politique actuel entre l’Occident et l’Afrique, marqué par la distribution de bons ou mauvais points à certains putschistes mais pas à d’autres d’une part, et de l’autre la lutte contre le terrorisme, le retour sournois de l’impérialisme occidental et la domination orientale brutale sur le continent ?

Dans tous les cas, les représentants du président Américain à cette cérémonie, le Dr. Massad Boulos conseiller spécial de Donald Trump et du président Français, Benjamin Hadad, ministre d’Emmanuel Macron, chargé de l’Europe ont été hués et sifflés.

Top Selling Multipurpose WP Theme

Dès que leurs noms ont été cités, il y a eu comme un « lever de boucliers » dans le public. Des huées se sont fait entendre, des sifflets aussi ; un message fort du peuple Gabonais vis-à-vis de la politique de ces deux pays en Afrique.

La France est depuis longtemps considérée comme la responsable du sous-développement dans lequel la plupart des pays africains sont englués depuis plus d’un demi-siècle. Elle porte le fardeau du soutien supposé ou avéré. Elle est accusée d’avaliser des tripatouillages électoraux au mépris du choix des peuples, mais aussi de maintenir des accords secrets qui retiennent l’Afrique en captivité.

Les Africains en général et les Gabonais en particulier, fulminent aussi contre les USA dont une autorité militaire a proféré des propos jugés provocateurs et insultants contre le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré ; qui a décliné une invitation aux allures de convocation du président Américain Donald Trump.

Ibrahim Traoré est considéré par la jeunesse africaine comme l’un des symboles de la libération du continent, malgré son allégeance à la Russie dont l’ambition de « sauver l’Afrique » des griffes de l’occident ne réalisera pas sans contrepartie

A part les USA et la France, Dion Ngute, le premier ministre de Paul Biya n’a pas échappé à la vindicte des voisins Gabonais.  Il a entendu sa part de huées, certainement à transmettre au président Biya (92 ans), qui se prépare à briguer un nouveau mandat après 43 ans au pouvoir. Il a déclaré le 23 avril dernier « vouloir continuer à tout mettre en œuvre pour perpétuer une profonde mutation sociale et faire naître une véritable nation camerounaise ».

Cependant, la belle cérémonie ne pouvait s’achever sans  détails qui ajoutent à l’ambiance  survoltée. C’est en Guinée équatoriale que les Gabonais présents au Stade d’Angondjé (banlieue Nord de Libreville) sont allés chercher la graine d’euphorie qui a emballé la célébration du jour. 

Le public n’a pas attendu la fin de la présentation pour ovationner. C’était l’annonce du président de la Commission de la CEMAC

Baltasar Engonga Edjo’o. Le nom de famille est rappelé le fils de ce dernier, Balthasar Ebang Engonga, ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) de la Guinée Equatoriale devenu célèbre en novembre 2024, en raison de la fuite dans les réseaux sociaux de plusieurs vidéos de luxure (400 selon les versions) en compagnie des épouses de hauts dignitaires de son pays, d’influenceurs, de ses collègues et d’autres femmes dans les bureaux et les hôtels.

Peu avant la grande ovation reçue par M. Engonga Edjo’o, le jeune président Sénégalais, Diomaye Faye a été vivement applaudi par le public ainsi que les représentants du Burkina Faso, Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative et le ministre malien des Affaires étrangères, Mamadou Diop.

De même, le général d’Armée Mamadi Doumbouya, dont le positionnement international n’est pas clairement défini, a été fortement acclamé par le public gabonais qui a presque déjà voté pour lui. En effet, le président de la transition guinéenne est le prochain putschiste qui pourrait troquer le treillis contre un smoking en 2025.

Le Guinéen a reçu des mains du président Oligui une torche traditionnelle, symbole du pouvoir coutumier au Gabon, pour certainement éclairer son chemin jusqu’à sa future investiture.

Colonel et commandant des Forces spéciales guinéennes en 2021, Mamadi Doumbouya a renversé le 5 septembre de la même année, l’ancien président Alpha Condé. Il est le Président du Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD).

Photos DR: Quelques moments de l’investiture mémorable de Brice Clotaire Oligui Nguema

Vous aimerez aussi

Laisser un Commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez la manutention et le stockage de vos données par ce site web.