Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, entendu mardi, le 23 décembre par les sénateurs, a défendu le budget de l’Etat exercice 2026, fixé à 2 550,540 milliards de FCFA en recettes et 2 270,167 milliards de FCFA en dépenses, conformément au projet de la loi de Finances élaboré par le gouvernement.
Ce budget 2026 qui, selon le ministre, vise à renforcer la discipline budgétaire, à optimiser la gestion des ressources publiques et à améliorer l’efficacité de la dépense dégage un excédent de 280,373 milliards de FCFA
En 2025, l’Etat a espéré un peu moins de recettes ; quelque 2 550,694 milliards de FCFA.
Parlant des recettes, le gouvernement de la république voudrait booster les recettes fiscales à travers l’amélioration des revenus issus des ressources naturelles ; la digitalisation des procédures de collectes fiscales ; la réduction des exonérations fiscales et une meilleure mobilisation des dividendes.
Cependant, le membre du gouvernement a révélé que l’essentiel des dépenses de l’Etat en 2026 concerne la qualité et la rentabilité de la dépense publique.
Il a également indiqué que les recettes de l’Etat ont connu une amélioration de 16,5 % avec une maîtrise des dépenses estimée à 3 % en 2026, par rapport à 2025.
Cependant, Christian Yoka a rappelé que le respect des engagements pris par l’Etat pour maîtriser la dépense publique et la réduction de l’endettement constitue un élément important dans la la préservation des marges de manœuvres budgétaires.
Le gouvernement a annoncé, par conséquent, sa volonté de travailler pour une meilleure consolidation de la gouvernance des finances publiques en faisant la promotion des principes d’universalité budgétaire, d’unicité de caisses, de transparence et de rentabilité.
Pour réussir ces paris, le gouvernement prévoit de réintégrer certains fonds et structures ne répondant pas aux critères légaux des comptes spéciaux du Trésor ou des budgets additionnels.
La loi de Finances 2026 consacre également la réforme de la gestion de la trésorerie ; notamment avec l’entrée en vigueur du Compte unique du Trésor (CUT) qui a fait couler beaucoup de d’encre et de salive à la fin de l’année 2024.
La conséquence immédiate de cette opérationnalisation du CUT sera la domiciliation obligatoire par les établissements publics administratifs et toute autre structure financée par l’Etat de leurs ressources au Trésor public.
L’objectif visé est de renforcer la transparence des flux financiers telle qu’exigée par la CEMAC, indique-t-on.
Selon Christian Yoka, en 2026, l’action du gouvernement sera axée sur trois lignes qui concernent la restauration de la crédibilité économique et financière de l’Etat, le soutien de l’activité économique et la construction d’un modèle économique plus résilient face aux chocs extérieurs.
Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka devant les seneturs les sénateurs, mardi dernier.

