Par Koumba Lévê
Le président élu du Conseil national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Pascal Tsaty Mabiala a promis samedi, le 22 novembre, que chaque militant de son parti jouera désormais son rôle et, par la même occasion, refusé tout « ramage à contre-courant », lors de la cérémonie de clôture du 2e congrès ordinaire de ce parti politique à de Brazzaville.
« Chaque matelot jouera son rôle et le Capitaine que je suis, le mien. Et enfin le Navire ne saurait en ce moment ramer à contre-courant, » a déclaré Pascal Tsaty Mabiala.
Selon de nombreux observateurs, cette diatribe de l’ancien-nouveau président du Conseil national de l’UPADS s’adressait aux quatre courants politiques frondeurs, évincés du 2e Congrès ordinaire et qui ont publié un manifeste pour protester contre leur absence de cette grande messe qu’ils appelaient d’ailleurs de tous leurs vœux au cours des derniers mois.
Il s’agit notamment de l’Esprit UPADS de Godefroy Dibakissa dont est issu Bienvenu Dzamba, challenger de Pascal Tsaty Mabiala à l’élection de la présidence du Conseil national ; du CRU de Jean Pierre Lindoubi ; de la génération Etoile d’Emmanuel Boungouandza et de Renaissance Panafricaine de Martin Koumba.
Le 17 novembre à Pointe-Noire, les leaders des quatre courants politiques informels au sein de l’UPADS ont attiré l’attention des militants et sympathisants du parti sur leur exclusion du 2e congrès ordinaire et avisé que « si un tel dessein venait à être entériné par l’imminent congrès, les quatre courants politiques lissoubistes sous soussignés aviseront fermement, en tirant très prochainement, toutes les conséquences politiques, juridiques et administratives. »
Par ailleurs, une mise en garde ferme a été faite à Anatole Limbongo Ngoka, transfuge de l’UPADS, auquel il est dorénavant interdit d’utiliser les attributs du président fondateur, Pascal Lissouba, dont son effigie et le logo officiel des trois palmiers.
« La fermeté prendra désormais le dessus sur la légèreté d’hier, qui a trop affaibli l’UPADS. Oui, nous sommes un parti démocratique, ouvert au débat contradictoire et fécond, mais il n’est plus question de laisser prospérer des comportements nuisibles aux intérêts de la collectivité », a déclaré Pascal TSATY MABIALA, à la tête de l’UPADS depuis 19 ans.
Près de 1 500 militants venus de tous les départements du pays ont pris part à ces assises consacrées au réaménagement des structures organiques du parti en vue d’une gestion plus efficace et durable.
Ce congrès qui marque un tournant majeur dans la gouvernance de l’UPADS a également adopté la nomination de Jérémy Lissouba au poste de secrétaire général du parti fondé par Pascal Lissouba, en 1991 après la Conférence nationale souveraine qui a permis au Congo de voter pour la première fois un président de façon démocratique.
Le 2e Congrès ordinaire a également permis l’adoption des textes révisés du parti, notamment la mise à jour des statuts et de la doctrine ; un travail approuvé à l’unanimité par les congressistes.
Les réformes seront poursuivies au sein des instances départementales lors de la session inaugurale du Conseil National, indique-t-on.
Photos UPADS: Des militants de l’UPADS et leur Premier secrétaire pendant le 2eme Congrès

