Le ministre congolais de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé; les acteurs des secteurs publics et privés; les élus et les représentants du système des Nations unies ont validé, le mardi 14 octobre, la Politique nationale d’assainissement (PNA) qui servira de boussole stratégique pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et d’outil pour la transformation économique et sociale du pays.
La PNA « vient combler un vide stratégique persistant, en renforçant la coordination, l’organisation des acteurs, l’optimisation des ressources et la rigueur dans le suivi des projets », déclaré Juste Désiré Mondélé qui a expliqué que l’assainissement n’est pas seulement une question de propreté tout simplement, mais un pilier de la santé publique, de la dignité humaine et de la protection de l’environnement.
Le visage des grandes villes du Congo, Brazzaville et Pointe Noire qui continuent d’être servies par les déchets domestiques, est la parfaite illustration de la pensée du ministre. Dans ces deux villes, l’insalubrité tient en tenailles les populations dont l’incivisme est aussi responsable de la situation décriée; sans compter avec les contre performances des entreprises chargées de l’assainissement au quotidien.
Pour le membre du gouvernement, la politique validée est assise sur une approche inclusive et décentralisée qui insiste sur le renforcement des capacités des acteurs locaux, l’adaptation du cadre législatif et réglementaire, et l’intensification de la sensibilisation pour promouvoir des comportements exemplaires en matière d’hygiène et d’assainissement.
« A présent, notre devoir est d’agir avec détermination, rapidité et rigueur. Il est impératif d’opérationnaliser cette politique à travers des actions concrètes, financées, suivies, évaluées et documentées », a plaidé M. Mondélé
Les partenaires du développement ont assuré mettre la main à la patte pour aider le Congo à asseoir sa la Politique nationale d’assainissement.
« La politique validée appelle à une gouvernance forte, à des financements audacieux et à une mobilisation de tous. Mais au-delà des stratégies, ce sont les actions concrètes portées par les autorités, les partenaires et les communautés qui donneront vie à cette vision », a déclaré la représentante de l’Unicef au Congo, Maria Vittoria Ballotta.
Mme Ballota a exprimé l’espoir de voir la PNA devenir un moteur de transformation pour offrir aux Congolais un avenir « propre, juste et humain ».
Pour sa part, le représentant de la Banque africaine de développement (BAD), Jean-Luc Ngam Essonne a réaffirmé son engagement à accompagner le Congo. « La BAD mobilisera tous les instruments nécessaires pour soutenir les réformes du secteur », a-t-il assuré.
Photo DR: 1,3-Les participants à l’atelier de validation de la PNA 2-Une vue de Brazzaville, défigurée par l’insalubrité

