Les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) dont le Congolais Denis Sassou Nguesso, ayant pris part du 6 au 7 février, au 6e somment de l’institution à Malabo en Guinée Equatoriale, ont décidé de la création d’un Fonds d’assistance humanitaire (FAH) d’urgence et de développement en vue de venir en aide aux populations touchées par les crises.
Ils ont également convenu de renforcer leur coopération en matière de gestion des crises, d’échange d’informations et de coordination des interventions.
La sous-région d’Afrique centrale est déjà touchée par plusieurs crises, notamment celle qui sévit à l’Est de la RDC où les rebelles du M23, soutenus par l’armée Rwandaise occupent la ville de Goma.
La question humanitaire dans cette zone devient préoccupante et touche toute la Communauté où plus de 35 millions de personnes ont besoin d’une assistance d’urgence, selon les récentes statistiques des Nations unies.
« Les crises que traversent notre région, notamment les conflits armés, ont engendré des déplacements massifs de populations et une détresse humanitaire sans précédent. Il est impératif que nous trouvions des solutions pour alléger les souffrances de nos concitoyens », a déclaré le président en exercice de la CEEAC, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, lors des travaux qui ont mis en lumière la situation en République démocratique du Congo (RDC).
Face à l’intensification des violences, notamment dans l’est du pays, les dirigeants de la CEEAC ont lancé un appel à la mobilisation des ressources nécessaires pour la prise en charge des déplacés.
Dans son allocution, le président Obiang Nguema Mbasogo a exhorté la RDC et le Rwanda à privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends.
« Notre communauté est confrontée à une crise sécuritaire majeure qui affecte deux États membres, la RDC et le Rwanda, engagés dans un conflit armé aux conséquences humanitaires désastreuses. Nous devons adopter des mesures prudentes pour en limiter les effets et éviter une aggravation de la situation », a-t-il souligné tout en appelant au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États concernés.
Par ailleurs, le président en exercice de la CEEAC a condamné l’offensive du mouvement M23 Obiang Nguema MbasogoGoma et réitéré son soutien aux initiatives diplomatiques, notamment le processus de Luanda, en faveur d’un règlement pacifique du conflit.
Créée le 18 octobre 1983 par les membres de l’UDEAC, Sao Tomé et Principe et les membres de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs ; la CEEAC est constituée de 11 États membres que sont l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, São Tomé e Príncipe et le Tchad.
Photo DR: 1-Les Chefs d’Etats de la CEEAC présents à Malabo 2- Le président Congolais Denis Sassou Nguesso 3- Le président Obiang Nguema Mbasogo

