Les prochaines élections législatives en république du Congo pourraient connaitre la participation des concitoyens de l’étranger ; avec des représentations au parlement à Brazzaville, a lâchée le vendredi 18 avril le ministre des Affaires étrangères et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso lors de son passage au Quai d’Orsay où il a échangé avec son homologue français Jean Noel Barrot.
Le ministre soutient que cette implication de la diaspora va davantage les impliquer dans la bonne marche de la nation. Selon lui, cette innovation du président de la République Denis Sassou Nguesso vise à la fois à combler un vide et à mieux intégrer ceux-ci dans la vie démocratique du pays.
« Le but visé par le président Denis Sassou Nguesso, c’est de rassembler tout simplement les congolais de l’étranger afin de contribuer largement au développement du pays à l’image du Sénégal, de l’Ethiopie ; mais aussi de vénérer la terre de leurs ancêtres en dépit de leurs convictions politiques, car la terre est au-dessus de tout », a expliqué Jean Claude Gakosso.
En prenant cette décision, même si elle n’est pas encore publique, le chef de l’Etat Congolais donne à de nombreux activiste un peu plus de parole ; mais aussi « la possibilité de porter leur message au parlement où d’importantes décisions sont prises pour la bonne marche du pays, au lieu de s’enflammer dans réseaux sociaux », estime un conducteur de taxi suburbain à Dolisie, 3e localité du Congo à l’Ouest de Brazzaville.
Les prochaines législatives en République du Congo sont prévues pour 2027 ; un an après l’élection présidentielle qui mobilise déjà dans les écuries politiques.
Il devra maintenant se poser le problème du découpage électoral et la révision de la liste électorale pour une prise en compte de cette frange de la population congolaise qui, depuis des décennies n’avait plus jamais accompli d’acte citoyen.
Images DR: 1-Le ministre Jean Claude Gakosso vendredi au Quai d’Orsay 2- Des Congolais de France lors d’une manifestation (Archives)

