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Les États d’Afrique centrale réaffirment leur engagement au sein de la BAD

par Sherys Perfection Kervich
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A l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent depuis le 26 mai à Abidjan en Côte d’Ivoire, sous le thème « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », les pays de la « circonscription Afrique centrale » ont tenu une réunion stratégique sous la présidence de Ludovic NGATSE, ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale de la République du Congo.

Réunis autour d’une table, les représentants des six pays membres de la circonscription, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Burundi et Tchad ont discuté autour du rapport annuel du bureau de l’Administrateur auprès de la BAD, mettant en lumière les grandes évolutions de l’année écoulée.

Les présentes assises de la BAD se déroulent dans un contexte particulier, marqué par la fin du second mandat du Nigérian Akinwumi Adesina, et l’élection imminente de son successeur. L’un des cinq candidats à la succession est originaire du Tchad, pays membres de la circonscription Afrique centrale.

Il n’a pas été révélé si ces pays ont reçu une consigne de vote en faveur du Tchadien Le tchadien Abbas Mahamat Tolli, ancien gouverneur de la BEAC, qui sera aux prises avec quatre autres prétendants à savoir le Sénégalais Amadou Hott, le Zambien Samuel Munzele Maimbo, le Mauritanien Sidi Ould Tah, et de la Sud-africaine Bajabuilile Swazi Tshabalala.

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Cette réunion des gouverneurs de la « circonscription Afrique centrale » a reconnu que les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale, n’ont pas eu un impact sur les financements accordés par la BAD aux pays d’Afrique centrale. Ils ont connu une hausse significative en 2024 par rapport à 2023.

Ce dynamisme témoigne non seulement d’un engagement accru des États dans les réformes structurelles, mais aussi d’un climat de confiance renouvelé entre les pays de la région et les institutions financières internationales, à l’instar du Fonds monétaire international, ont indiqué les gouverneurs.

Ludovic Ngatse et les membres de sa circonscription ont apprécié le rapport annuel présenté par le bureau de l’Administrateur de la BAD, en ce qu’il met en exergue plusieurs enjeux majeurs pour la région, notamment la soutenabilité de la dette publique, la qualité du portefeuille de projets en cours, l’avancement des réformes de gouvernance du Fonds africain de développement (FAD) et la nécessité d’une participation active des Gouverneurs aux décisions stratégiques de la Banque.

Les discussions ont également abordé des sujets concrets tels que l’état d’avancement des projets régionaux, les enjeux de gouvernance, et les opportunités d’emploi offertes par la BAD pour les talents du continent.

Alors que la Banque s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire, les pays d’Afrique centrale entendent bien jouer un rôle de premier plan dans l’orientation des politiques pour un développement inclusif et durable.

Images: Credit ministre Ludovic Ngatsé: Le ministre de l’Économie, Ludovic Ngatsé en réunion avec ses pairs de la sous-région Afrique centrale

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