Le secrétaire général du collectif des syndicats des transporteurs en commun du Congo (CSTCC) des départements de Pointe Noire et du Kouilou, Isaac Kiminou a investi jeudi, le 6 novembre, les dix parkings des moto-transporteurs de son giron pour leur rappeler les dispositions réglementaires et sécuritaires requises pour exercer en toute quiétude le métier de moto-transporteur dans les départements de Pointe noire et du Kouilou, conformément aux instructions de la direction générale des Transports terrestres.
Le secrétaire général a exhorté chaque transporteur à s’affilier et à se conformer à la réglementation en vigueur, à savoir acheter sa plaque d’immatriculation et l’afficher de façon ostensible, se faire établir une carte grise, prévenir et arborer un gilet sécuritaire mais également prévenir des casques, pour le conducteur et pour l’éventuel client.
« Le message est court, mais il vaut son pesant d’or », a assuré Isaac Kiminou qui a averti que les éléments de la direction générale de la sécurité publique (DGSP) iraient très bientôt sur le terrain pour sévir.
A Brazzaville, cette unité de sécurité qui fait la traque des bandits (Bébés noirs et Kulunas) n’a pas hésité à saisir et faire détruire des motos qui ne présentaient pas tous les éléments nécessaires à leur mise en circulation ; car certaines motos saisies dans la capitale Congolaise étaient utilisées par ces bandits pour aller opérer contre de paisibles citoyens.
« En tant que syndicat responsable, nous appelons tous nos membres à se régulariser sans délai, car le respect de la loi protège l’activité, » a prévenu M. Kiminou qui a également appelé ses adhérents à « rester unis et vigilants car le désordre ne protège personne. »
Par ailleurs, le secrétaire général du CSTCC a prié les moto-transporteurs de saisir toutes les occasions de formations qui se présenteront à eux pour mieux maitriser leur art, notamment sur le respect du de la route ; la maitrise de la vitesse, la tenue vestimentaire et la consommation d’alcool au guidon.
Heureux de la démarche du secrétaire général, les transporteurs ont souhaité que le collectif des syndicats s’implique dans l’organisation de ces formations pour aider les plus jeunes.
Le 9 juillet 2024, sentant le danger venir en raison de l’engouement soudain autour du métier de mot-transporteur, la direction générale des transports terrestres (DGTT) a résumé les obligations dans ce secteur en sept (7) affiches, à savoir l’immatriculation obligatoire ; le port du casque obligatoire ; le port du gilet fluorescent numéroté ; la présentation d’un certificat d’aptitude à la conduite de motos-taxis ; l’interdiction de la position Amazone et l’interdiction d’exercer pour les expatriés.
Photos LDC/DR: Isaac Kiminou à la rencontre des moto-transporteurs de Pointe-Noire et du Kouilou

