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Médaille de Charbon pour le ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation

par les défis du congo
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Sa décision de suspendre l’importation des machettes et des motos dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité publique et du contrôle des produits sensibles sur le territoire national a été raillée sur les réseaux sociaux, tant à l’échelle nationale qu’internationale.

«Il est porté à la connaissance de tous les opérateurs économiques, importateurs, commerçants, transitaires et services techniques concernés que l’importation des machettes et des motos toutes catégories, est suspendue jusqu’à nouvel ordre », a décidé le 28 octobre dernier, le ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou.

Cette note circulaire n’a pas servi le Congo. Elle a montré des limites dans la manière de contrer les anti-valeurs. En effet, l’importation et la vente de machettes et de motos n’ont rien à avoir avec la criminalité au Congo.

Les machettes ont toujours été importées et vendues au Congo depuis des lustres. Elles servent aux jardiniers, aux agriculteurs, aux paysans, mêmes aux citadins qui élaguent les arbres.

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Les motos ? Pas la peine d’en parler. Le ministre N’Silou, peut lui-même citer des générations de motos qui ont traversé l’âge du Congo et n’ont jamais servi comme engins pour la commission des crimes. Des mobylettes Motobécane AV ( 33, 34, 76, 88, 89) aux Moto-Cross Honda, Yamaha, Suzuki; en passant par la Solex, la Peugeot BB, la Ducati, la Zundapp et la Vespa; les Congolais de la génération du ministre peuvent témoigner qu’il n’y aura plus une époque où la moto fera la fierté du Congo comme dans ces années 60, 70 et 80.

Mais, aujourd’hui, plus que jamais, la moto est un outil de développement. Elle permet à des congolais sans-emploi de se convertir en transporteurs afin de s’occuper de leurs familles et, à d’autres de se déplacer dans des villes où le transport urbain est un vrai “Chemin de Croix”.

Alors, interdire l’importation de ces outils sous le prétexte de la lutte contre la criminalité est une décision extrême. Un coup de tête contre le mur. Il faut plutôt réglementer la vente.

Par exemple : limiter l’âge des acheteurs de machettes, exiger une pièce d’identité et une copie à archiver, tracer toute machette découverte dans les mains de jeunes criminels en recherchant l’acheteur primaire, etc.

Pour les motos, collecter les documents de l’acheteur d’abord, puis plus tard ceux de l’exploitant, immatriculer les motos, appliquer la loi sur l’exploitation des motos-taxis, éduquer et sévir les routiers racketteurs qui encouragent l’illégalité, etc.

La circulaire désormais célèbre du ministre Claude Alphonse N’Silou lui a valu une Médaille de Charbon décernée par « Les Défis du Congo”.

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