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Les syndicats des agents de santé conditionnent la suspension de leur grève au paiement de deux mois de salaire

par les défis du congo
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Alors que la grève illimitée avec service minimum se poursuit dans les hôpitaux publics depuis le 6 août dernier, les agents de santé ont durci leur position le 3 septembre au cours d’une séance de travail avec les membres de la commission Santé, Affaires sociales de l’Assemblée nationale en exigeant le paiement de deux mois de salaires, sur les arriérés accumulés.

Par Serge Désiré Koubolo K.

Devant les députés, le secrétaire général de la Fédération syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales (Fésytrasas), Nicolas Ngandzo, a rappelé que leur cahier de revendications comporte initialement sept points parmi lesquels figurent en bonne place les licenciements abusifs, la vétusté des plateaux techniques, les primes non attribuées et la question des salaires qui demeure le principal facteur ayant conduit au déclenchement de la grève.

« Le minimum que nous avons proposé à la commission, à propos des encours, c’est deux mois. Si deux mois sont payés, nous pourrons obtenir la suspension de la grève », a expliqué M. Ngandzo à l’issue des discussions entre syndicalistes et élus du peuple.

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Selon le leader de la Fésytrasas, deux mois est le minimum qui met tous les syndicats d’accord, parce que la situation varie selon les établissements hospitaliers. Certains agents de santé accumulent jusqu’à cinq mois de salaires impayés, a-t-il souligné.

Entendu par la Commission parlementaire, dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, a reconnu que la crise dans le secteur sanitaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions sociales et de contraintes économiques.

« Les préoccupations du parlement résonnent avec celles du gouvernement. Nous suivons de manière permanente et attentive ces situations », a affirmé Christian Yoka, sans toutefois annoncer de calendrier précis concernant le règlement des salaires réclamés.

Pour sa part, la présidente de la commission Santé, Affaires sociales, Euphrasie Virginie Dolama, s’est engagée à poursuivre les démarches auprès du gouvernement en vue d’obtenir le paiement des deux mois de salaires réclamés par les agents de santé contre la suspension de la grève.

Les syndicalistes, de leur côté, estiment que cette démarche est un signal concret susceptible de rétablir progressivement le dialogue social et ouvrir la voie au traitement d’autres revendications.

Au-delà de la question salariale, le mouvement de grève met en lumière les difficultés récurrentes du système public de santé. L’enjeu des prochaines discussions sera donc de trouver une réponse immédiate à l’urgence salariale tout en construisant une solution durable aux problèmes structurels pour préserver la continuité et la qualité des soins.  

Photo: Syndicalistes et parlementaires autour d’une table

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