Cinq candidats dont l’ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli sont en lice pour remplacer le président sortant, Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement (BAD) ; lors des Assemblées annuelles du Groupe , du 26 au 29 mai prochains à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Le tchadien Abbas Mahamat Tolli, ancien gouverneur de la BEAC sera aux prises avec quatre autres prétendants à savoir le Sénégalais Amadou Hott, le Zambien Samuel Munzele Maimbo, le Mauritanien Sidi Ould Tah, et de la Sud-africaine Bajabuilile Swazi Tshabalala.
Bien avant cette élection, quelques 6 000 délégués parmi lesquels des chefs d’État et de gouvernements vont se retrouver autour du thème « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », qui dénote de la volonté de l’institution de poursuivre et de renforcer sa collaboration avec les pays membres.
Ce renforcement passe par une meilleure identification des opportunités et la mise en œuvre de politiques spécifiques pour faire du capital de l’Afrique, qu’il soit humain, naturel, financier ou commercial, le principal moteur de la transformation structurelle du continent et de la transition vers des économies plus inclusives, plus vertes et plus résilientes au cours des prochaines décennies.
Au cours de ces assemblées, la BAD rendra public son rapport annuel sur l’efficacité du développement et ses perspectives économiques pour 2025. Celui-ci a pour but de fournir aux décideurs, universitaires, ONG, leaders d’opinion et autres une analyse complète et des prévisions de performance économique des pays africains.
L’acte fondateur de la BAD a été adopté et ouvert à la signature lors de la conférence de Khartoum, le 4 août 1963. Elle a démarré ses activités trois ans plus tard ; en juillet 1966 avec la mission de contribuer au progrès social et au développement économique individuel ou collectif des Etats membres de la région Afrique.
La BAD compte 82 actionnaires, dont 54 pays africains qui représentent 60 % du capital et 28 pays non africains.
Avec 8,68 %, le Nigeria s’affiche comme le plus grand actionnaire de l’institution financière africaine. Suivent les USA (6,52 %), l’Egypte (6,19 %), le Japon (5,44 %) et l’Allemagne (4,12 %).
Images DR: Les candidats à la présidence de la BAD 2- Une vue du headquarter de la BAD

