C’est une scène d’une rare violence qui s’est déroulée ce matin à l’école catholique Sainte-Radegonde d’Oyo, non loin de la résidence du président de la République lorsqu’un essaim d’abeilles a attaqué l’établissement scolaire entre 9h et 10h, provoquant une panique généralisée parmi les élèves, les enseignants et le personnel religieux. Le bilan provisoire fait état de plusieurs élèves hospitalisés, certains souffrant de multiples piqûres et d’autres de blessures liées à des chutes.
Selon un témoignage recueilli par ”Les Défis Du Congo”, c’est une écolière qui a donné l’alerte en pleine classe en criant, « Les abeilles nous attaquent ! Les abeilles nous attaquent! ». Si l’alerte a d’abord été prise à la légère, la réalité s’est rapidement imposée lorsque l’essaim a envahi les salles de classe.
« Les cris, les pleurs, la panique, on aurait dit une scène de film horreur », raconte une élève de première en état de choc. « Je me suis aussi fait piquer derrière l’oreille gauche. J’étais paniquée, surtout parce que je ne retrouvais plus Benicia, une de nos sœurs. »
Visiblement, personne n’a été épargné. Élèves, enseignants, religieuses, personnel administratif, tous ont été pris au dépourvu par la violence soudaine de cette attaque. Même les militaires de la garde républicaine présents dans les environs ont dû battre en retraite face à la menace. Une scène surréaliste qui a mis à nu la vulnérabilité de chacun, quelle que soit sa fonction ou sa position.
Des témoignages évoquent une confusion extrême, des élèves courant dans tous les sens, des professeurs désemparés, et même des religieuses ramassant à la hâte les affaires abandonnées dans la précipitation. Les sacs et tenues scolaires jonchaient le sol alors que chacun tentait de fuir pour échapper à l’essaim.
Certains élèves présents derrière les bâtiments au moment de la pause racontent avoir d’abord pris les insectes pour de simples mouches. « C’est quand on a vu M. Espoir avec des abeilles sur toute la tête et Samira, une élève de terminale, le visage couvert de piqûres, qu’on a compris la gravité de la situation », a expliqué une autre élève encore sous le choc.
Pris de panique, plusieurs élèves ont tenté de trouver refuge au domicile du curé voisin, qui les aurait repoussés, selon les témoignages.
D’autres ont fui en direction du portail qui mène vers la rivière Alima, une sortie vue comme un point de repli. L’intensité des cris a même alerté la garde républicaine en poste à la résidence présidentielle. Pensant à une attaque des bandits, les militaires ont été stupéfaits de découvrir l’origine réelle de la panique.
« Même avec nos armes, nous ne pouvions rien contre les abeilles », aurait confié un membre des forces de sécurité, contraint lui aussi de fuir, toujours selon des déclarations des témoins de la scène.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus en urgence pour évacuer les blessés et tenter de disperser les insectes. Plusieurs élèves dans un état critique ont été transportés à l’hôpital local pour recevoir les premiers soins.
Aucune perte en vie humaine est déplorée, mais de nombreux blessés restent sous observation. Les autorités locales, en collaboration avec les services de l’environnement, ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine de cet essaim agressif et comprendre ce qui a pu provoquer une telle attaque en zone urbaine.
Cet événement brutal, sans précédent à Oyo, relance la question de la sécurité des établissements scolaires face aux risques environnementaux inattendus.
Images Screenshots: Quelques instants de la scene surréaliste qui touché l’école catholique Sainte-Radegonde d’Oyo. Dans l’image principale, un militaire est vu en train de sauver fuir pour échapper aux piqûres méchantes des abeilles.

