Par Koumba Lévê
Un homme, la vingtaine révolue, faisant partie d’un groupe de trois présumés chasseurs a usé, le vendredi le 12 septembre au quartier Mangandzi, de son fusil de chasse de type « Calibre 12 mm » pour blesser intentionnellement, la jambe de Marcos Mabika alias Cosmar, après une dispute sur des broutilles, ont rapporté des témoins de l’horrible scène.
Selon un des témoins, les trois chasseurs se sont arrêtés devant une maison inachevée et ont interpellé leur victime à qui ils ont reproché d’avoir empiété sur leur territoire et touché à leur ‘‘feuilles’’ (stupéfiants, ndlr) dans l’un de leurs repaires, en brousse.
Marcos Mabika aurait menacé les trois chasseurs en brandissant sa réputation de ‘’Caïd’’ invulnérable aux cartouches. Celui-ci a essayé de soulever un gros caillou pour en finir avec ses antagonistes lorsque, vigilant, l’un des chasseurs a engagé une cartouche et ouvert le feu.
Le coup tiré dans la précipitation a partiellement atteint le mollet de Mabika. Dans la panique, les agresseurs ont pris la poudre d’escampette, abandonnant sur les lieux une lampe-torche.
La fusillade qui s’est déroulée à dix mètres de la résidence du chef de zone n’a pas semblé ébranler ce dernier. Il a fallu l’arrivée de la police-militaire pour s’occuper de l’infortuné. Malheureusement, les responsables de la fusillade étaient déjà loin.
Le blessé a pu marcher jusqu’à la résidence de ses parents, située à environ cent cinquante mètres du lieu de l’incident, avant de se rendre dans un hôpital de la place.
De nombreux riverains ont déploré cet acte mais n’ont pas ménagé la victime. « Il comprendra que les actes qu’il commet sur d’autres peuvent le rattraper d’une façon ou d’une autre », a clamé une dame dont la sœur a été braquée en novembre 2024 par la victime du jour.
Une enquête a été ouverte pour rattraper les trois bandits et comprendre les raisons de leur altercation que beaucoup ont jugée « banale » au départ.
Photo LDC/CY: Le lieu de l’incident au quartier Mangandzi à Dolisie

