Par Daris Yoba
Les autorités du département du Niari ont expulsé ; le week-end écoulé par la frontière de Moukéké (par Kimongo) ; de nombreux Congolais de la RDC qui vivaient illégalement sur le territoire, a constaté un journaliste de ‘‘Les Défis du Congo’’.
Ils étaient entassés dans un grand véhicule militaire, accompagné de quelques soldats armés.
De toute évidence, il s’agit d’un autre contingent d’immigrés économiques qui espèrent faire fortune à Mayoko et Moungoundou (Nord du Niari) où plusieurs centaines de leurs compatriotes ont élu refuge depuis quelques années avec la bénédiction de quelques complicités locales pour tenter de trouver des filons d’or.
En mi-janvier, près de 500 Congolais ont été rattrapés à Dolisie par les agents de la CID dans un train en partance pour Mbinda. Le 16 du même mois, une première vague de 350 illégaux a été rapatriée via la même frontière.
Dix jours plus tard, certaines de ces personnes ont été retrouvées éparpillées dans plusieurs localités du département du Niari et à Pointe Noire puis rapatriées de nouveau. La porosité de la frontière a été dénoncée par des populations qui craignent l’insécurité à l’approche d’une année électorale.
Le 28 novembre 2024, dans son discours sur l’état de la nation et le 31 décembre suivant, lors de la traditionnelle veillée d’armes, le président de la République Denis Sassou Nguesso a invité la force publique au contrôle strict des frontières.
Les efforts qu’ils déploient dans divers secteurs devraient « se poursuivre en même temps que nos frontières devraient être contrôlées, pour qu’elles ne soient pas comme les passoires du grand banditisme venu d’ailleurs. Donc, contrôle strict de nos frontières », avait-il ordonné.
La situation de la frontière de Moukéké/Kimongo dans le département du Niari peut être perçue comme un message à l’endroit des décideurs. Les effectifs affectés aux frontières ne répondent pas et sont sous-équipés.
Photo DR-Archives: Rapatriement de la première vague d’illégaux en janvier dernier

