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La mesure suspendant l’importation de machettes et des motos levée

par les défis du congo
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La mesure gouvernementale prise le 28 octobre dernier portant suspension des importations des machettes et des motos en République du Congo a été définitivement levée le lundi 1er décembre à Brazzaville, tel que le stipule la note circulaire signée du ministre  d’Etat, chargé du Commerce, des Approvisionnements et de la consommation, Claude Alphonse Nsilou et dont « Les Défis du Congo » a obtenu une copie.   

Selon le ministre, l’évaluation actuelle de la violence relative à la situation sécuritaire causée par les bandits de grands chemins communément appelés « bébés noirs » ou « kuluna » indiquant de signes notoires d’apaisement et le principe de réglementer l’acquisition et la traçabilité des machettes et des motos, convenu, « la mesure suspendant l’importation des machettes et des motos, objet de la note circulaire n°0019192MCAC-CAB, est levée, » et prend effet dès ce 1er décembre.

Rappelons que le 28 octobre, une note circulaire avait suspendu toute importation des machettes et des mots sur toute l’entendue du territoire et menaçait toute personne qui ne se serait pas conformée à celle-ci.

Le ministre Alphonse Claude Nsilou explique que cette note circulaire visait « à participer à la protection des populations par l’Etat ; elle a contribué à la prise de conscience générale de la gravité de la situation sécuritaire créée par ces jeunes. »

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Depuis quelques années, il n’était plus facile de circuler dans certains quartiers de Brazzaville et de faire des courses en toute liberté à certaines heures de la journée ou de la nuit.

Des jeunes, pour la plupart âgés entre 16 et 25 ans s’armaient de machettes et tranchaient sans remords toute personne qui avait eu le malheur de croiser leur chemin. Ils spoliaient, violaient, tuaient et quelques fois se tuaient entre bandes rivales dans des batailles rangées qui opposaient différents clans.

Généralement, ils opéraient sous l’effet des opioïdes dont le plus connu à ce jour est le Tramadol (Trama, diminutif dans le jargon des kulunas). Ils remarquables par leur violence gratuite, des comportements qui frisaient la folie ou l’épilepsie, des tatouages difformes et effrayants sur plusieurs parties du corps et leur courage à affronter quelques fois des forces de l’ordre. Dolisie, Nkayi et Pointe Noire n’ont pas échappé à ce phénomène.

Depuis le 28 septembre, la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) les a placés dans son collimateur et une centaine de bandits ont déjà été neutralisés dans les quatre grandes localités du pays et des bases arrière détruites.

Parce que les motos étaient utilisées par ces bandits pour opérer avec beaucoup plus de facilités, la DGSP a prévenu qu’elle détruirait par le feu toute moto non en circulation non en règle. A Dolisie, même les tricycles communément appelés Kavaki ont fait les frais.

Photos DR: 1-Des machette dans les mains de bandits urbains 2-Un parking de motos taxis

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