Le gouvernement congolais a lancé, lundi le 1er décembre, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre le SIDA sous le thème «Zéro perturbation pour une réponse innovante au SIDA », l’ouverture d’une campagne nationale de sensibilisation et de dépistage du VIH/SIDA, du 1er au 31 décembre sur toute l’étendue nationale.
Dans une déclaration lue devant les médias, le ministre de la Santé et de la population, M. Jean Rosaire Ibara a souligné la détermination du gouvernement à garantir les acquis de la politique nationale de santé 2018-2030 et affirmé que le système de santé congolais demeure performant et résilient.
Il a aussi réaffirmé l’engagement de garantir les droits humains positifs, essentiel à l’atteinte des objectifs 95-95-95 qui commandent que 95% des personnes affectées par le VIH/SIDA soient informés de leur statut sérologique, que 95% des personnes connaissant leur statut reçoivent un traitement et que 95% des personnes soient traités, avec des antirétroviraux.
«Nous prenons l’engagement de mobiliser les fonds de l’État pour sécuriser l’achat et la distribution ininterrompue des antirétroviraux, des tests et des autres intrants stratégiques. Aucune personne vivant avec le VIH en République du Congo ne doit faire face à une rupture de traitement », a assuré Jean Rosaire Ibara.
Le ministre de la Santé a expliqué que cette réponse innovante du gouvernement veut faire de la campagne nationale un outil de sensibilisation et de mobilisation qui va convaincre les Congolais à se faire dépister. Pour cela, la contribution des partenaires du développement, des leaders communautaires et de la société civile a été sollicitée, en vue de faire de “zéro Perturbation” un succès mémorable.
L’opération est donc vue comme un engagement national de souveraineté, pour garantir la prise en charge du VIH dans la pays.
Il s’agit donc de sécuriser les intrants stratégiques pour soutenir la continuité des soins; de renforcer la résilience et la riposte de proximité et de combattre la stigmatisation et la discrimination encore visibles dans certaines communautés.
Photo, archives, ACI: Jean Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la population

