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En Afrique, un engagement soutenu peut mettre fin au paludisme 

par Achille Salesh Ngoma
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Les ministres africains de la Santé, réunis à Lusaka en Zambie à l’occasion de 75e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, du 25 au 27 août, ont reconnu qu’un engagement soutenu peut mettre fin au paludisme et lancé un appel à l’intensification de la lutte  et le renforcement des chaînes d’approvisionnement en produits antipaludiques.

« Des progrès ont été accomplis, mais ils demeurent insuffisants. Le nombre de cas et de décès ne diminue pas assez rapidement. Nous devons redoubler d’efforts et agir plus vite », a déclaré le Dr Mohamed Janabi, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique qui a souligné que mettre fin au paludisme ne signifie pas seulement empêcher les décès mais aussi libérer le potentiel humain, assurer la croissance économique et la stabilité du continent.

La rencontre de Lusaka a révélé qu’au cours des deux dernières décennies, les efforts mis dans la lutte contre le paludisme ont permis d’enrayer plus de deux milliards de cas et 12,7 millions de décès grâce à l’amélioration des interventions antipaludiques comme la moustiquaire imprégnée dont l’utilisation est passée de 46 % en 2021 à 59 % en 2023.

Au même moment, on note une exceptionnelle amélioration de la chimioprévention du paludisme saisonnier dans la population infantile, qui est passée de 200 000 enfants il y a 10 ans à 53 millions d’enfants en 2023 dans 18 pays. Au premier semestre de 2025, près de six millions d’enfants ont reçu le vaccin antipaludique dans 20 pays, a-t-on indiqué.

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Selon les experts, la prévalence du paludisme en Afrique et le taux de mortalité ont respectivement baissé de 5% et 16% depuis 2015. L’objectif de l’OMS demeure de réduire au moins 90% l’incidence de la malaria dans le monde d’ici à 2030.

Au plan individuel, quelques pays ont réalisé des avancées notables dans la lutte pour l’élimination du paludisme. Il s’agit de l’Algérie (depuis 2019) et le Cap Vert (en 2024) qui ont été officiellement certifiés ‘‘malaria-free.’’ On note que le Rwanda et Sao Tomé-et-Principe pourraient atteindre leurs objectifs pour 2025 ; à savoir réduire l’incidence des cas pour le premier et la mortalité pour le second. 

Images DR: Photos de famille des ministres de la Santé de la Région Afrique de l’OMS et des experts

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