L’association professionnelle Journaliste et Ethique Congo (JEC) a dénoncé, le 21 juillet dernier à Brazzaville, les menaces qui visent la journaliste Rosie Pioth et appelé les autorités à prendre toutes dispositions pour assurer sa protection, dans un communiqué de presse dont ‘’Les Défis du Congo’’ a obtenu une copie.
« Nous lançons un appel solennel aux autorités congolaises pour qu’elles prennent toutes les dispositions nécessaires en vue d’assurer la sécurité de Mme Pioth, là où elle se trouve actuellement ; à la communauté internationale, notamment aux organisations de défense de la liberté de la presse, d’intervenir et de soutenir la protection de notre sœur, » a indiqué le directeur exécutif du JEC, Arsène Séverin Ngouela.
M. Ngouela a également appelé les journalistes congolais à « faire preuve de solidarité et de vigilance, car toute attaque contre un journaliste est une attaque contre l’ensemble de la profession. »
Dans sa communication, JEC a exprimé son inquiétude face aux menaces persistantes dont la consœur ; correspondante à Brazzaville du média international France 24 et directrice de ‘’Fact Checking Congo’’ est victime depuis le début du mois de juillet pour avoir osé enquêter sur un épisode de l’histoire du Congo ayant un lien avec les attentats à la bombe de 1982 à Brazzaville.
En effet, le 20 mars de cette année, un attentat faisant cinq morts et de nombreux blessés a été perpétré au cinéma Star de Brazzaville. Quatre mois plus tard ; le 17 juillet, un autre nouvel attentat a visé l’aéroport international Maya-Maya, tuant quatre personnes et blessant plusieurs autres.
Ces événements ont marqué une période de tension dans le pays et ont fait l’objet d’un procès télévisé dès le 3 août 1986. Au total on a déploré neuf tués et quatre-vingt-douze blessés.
JEC condamne les actes d’intimidation et rappelle que le journalisme d’investigation est un droit ; mais pas un crime. Par conséquent, toute attaque contre un journaliste est une atteinte contre la liberté de la presse, de la vérité et de la mémoire collective, insiste l’organisation.
Images: 1- Rosie Pioth 2- Communiqué JEC

