La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a annoncé le vendredi 27 novembre au cours de la 22e session du Comité Conjoint de mise en œuvre de l’Accord de partenariat volontaire (APV/FLEGT) qui s’est tenue à Brazzaville, la volonté du gouvernement congolais d’intégrer le bois congolais sur le marché européen.
Au cours de cette session qui a lieu à la veille de l’entrée en application du Règlement européen sur la déforestation, le 30 décembre prochain; Mme Matondo a souligné les défis que le secteur forestier Congolais voudrait relever face à la fermeture de certains marchés.
« Dans le monde, nous vivons un moment difficile dans le secteur forestier, le repli ou la fermeture de certains marchés fait que notre secteur souffre. Et les sociétés forestières qui sont nos partenaires le sont également », a indiqué le membre du gouvernement qui a précisé que l’économie forestière ne peut prospérer sans débouchés.
A l’issue des travaux qui ont porté sur l’évaluation des progrès réalisés dans le cadre du Plan d’action quinquennal 2024-2028, l’attente de la délivrance des premiers Certificats de légalité, et la finalisation des textes d’application du Code Forestier (Loi 33-2020); le communiqué conjoint a insisté sur l’intégration dans le Système de vérification de la légalité, les nouvelles exigences de traçabilité concernant certaines espèces phares du Congo récemment inscrites.
L’objectif de cette évolution est de garantir l’origine légale des produits et d’assurer la conformité du Congo avec les règles internationales en matière de commerce des espèces protégées. De même, le Comité conjoint continuera d’assurer le suivi des progrès et des défis en vue de la pleine opérationnalité de l’APV.
Selon l’ambassadrice de l’Union européenne, Anne Marchal, il est urgent d’atteindre l’opérationnalité de l’APV puisque l’entrée en vigueur imminente du Règlement européen sur la déforestation impose un rythme renforcé et une ligne politique claire sur le cadre légal des exportations. Pour elle, la réalité économique et sociale du secteur associé au nouvel horizon réglementaire européen, appelle à redoubler d’efforts.
Au cœur du deuxième plus grand massif forestier tropical mondial, la République du Congo abrite un trésor écologique important responsable qui s’étend sur 23 517 000 hectares et couvrant près de 69,8 % du territoire national. Malgré ses résultats remarquables en matière de maintien du couvert forestier, la filière bois congolaise est souvent l’objet de préjugés par méconnaissance des efforts entrepris en matière de gestion durable des forêts.
Important facteur de croissance économique, la forêt congolaise est attaquée par l’exploitation illégale, d’où la signature de l’APV/FLEGT en mai 2010 pour garantir la légalité de la production du bois.
L’initiative a été lancée en 2003 par l’Union européenne pour répondre à l’exploitation forestière illégale et au commerce de bois qui en découle.
Photos ACI/DR: 1-La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo et l’ambassadrice de l’Union européenne, Anne Marchal 2-Photo de famille des participants a la 22eme session du CCM 3-Transport du bois dans les forêts congolaises

